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Wall Street contrastée, le bon chiffre d'inflation n'a pas suffi

Wall Street contrastée, le bon chiffre d'inflation n'a pas suffi
Un opérateur du New York Stock Exchange, fin juilletTIMOTHY A. CLARY
 

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La Bourse de New York a ouvert en hausse mardi, avant d'évoluer en ordre dispersé, un indicateur d'inflation moins élevé qu'attendu n'ayant porté le marché que quelques minutes.

Vers 14H10 GMT, le Dow Jones cédait 0,22% à 34.794,26 points. L'indice élargi S&P 500 était aussi en recul, de 0,13% à 4.462,89 points. Ils avaient tous deux ouvert en hausse.

Quant à l'indice Nasdaq, à forte composition technologique, il gagnait 0,07% à 15.115,55 points.

La hausse des prix à la consommation a ralenti 0,3% sur un mois en août, contre 0,5% en juillet, un chiffre inférieur aux 0,4% attendus par les économistes.

"C'est un soulagement" pour les opérateurs, a commenté Peter Cardillo, économiste en chef de la société d'investissement Spartan Capital Securities. Signe de cette détente, même passagère, le taux des emprunts d'Etat américains à 10 ans a reculé à 1,28%, contre 1,32% lundi.

Pour autant, l'accélération des prix sur un an, à 5,3% (contre 5,4% en juillet), "est toujours très élevée", a-t-il ajouté, "et c'est problématique pour la Fed" (Banque centrale américaine).

Une inflation persistante pourrait inciter l'institution à resserrer sa politique monétaire plus tôt que prévu, ce que les investisseurs redoutent.

"Il y a des signes dans ce rapport qui tendent à montrer que l'hypothèse d'une inflation transitoire est correcte, mais la pression sur les prix ne devrait pas se calmer de si tôt", a commenté, dans une note, Chris Low, économiste en chef du cabinet FHN Financial.

Même si le mois de septembre est déjà bien entamé, les volumes d'échanges demeurent faibles à Wall Street, a relevé Peter Cardillo. Le marché n'a plus connu d'activité marquée depuis mi-juillet.

Le principal indice de volatilité du marché, le VIX, a repris de la hauteur depuis vendredi, et les opérateurs s'attendent à de l'instabilité cette semaine, faute d'indicateur majeur.

La perspective de la journée dite "des quatre sorcières" vendredi, avec l'expiration des contrats à termes et des options (produits dérivés), est aussi susceptible de générer de l'agitation sur les indices, selon plusieurs observateurs.

Dans les premiers échanges, le marché suivait Apple (à l'équilibre à 149,55 dollars), qui doit présenter mardi plusieurs nouveautés, dont l'iPhone 13, lors d'un événement qui débutera à 17H00 GMT.

Le spécialiste des services financiers en ligne Intuit (TurboTax, QuickBooks, Mint) a annoncé lundi, après Bourse, le rachat du spécialiste du marketing sur internet Mailchimp pour 12 milliards de dollars. Il gagnait 1,33% à 564,81 points en début de séance.

Un autre acteur des services financiers aux entreprises, Bill.com, profitait de cette acquisition (+2,26% à 287,04 dollars).

L'éditeur de logiciels Oracle était sanctionné (-3,94% à 85,39 dollars) après avoir publié, lundi après Bourse, un chiffre d'affaires trimestriel légèrement inférieur aux attentes (exercice décalé qui démarre le 1er juin), mais un bénéfice net par action supérieur aux anticipations.

Le groupe a de nouveau insisté sur ses ambitions dans l'informatique à distance (cloud), qui constitue déjà sa principale source de revenus et offre des marges supérieures à ses autres activités.

Le groupe de médias Fox, qui concentre les actifs de l'ancien 21st Century Fox non cédés à Disney en 2019, se repliait (-1,63% à 33,18 dollars) après l'annonce de l'acquisition du site d'informations à sensation TMZ auprès de WarnerMedia (AT&T).

  1. Nasdaq

 




 

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