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Wall Street en ordre dispersé après son plongeon de jeudi

Wall Street en ordre dispersé après son plongeon de jeudi
Traders sur le New York Stock Exchange le 21 mars 2018SPENCER PLATT

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Wall Street évoluait en ordre dispersé vendredi après une ouverture en hausse, se remettant difficilement d'une lourde chute la veille qui a suivi l'annonce par Donald Trump de sanctions commerciales contre la Chine.

Vers 14H15 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,46%, ou 109,55 points à 24.067,44 points.

Le Nasdaq, à forte teinte technologique, reculait de 0,18%, ou 12,64 points, à 7.154,04 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,20%, ou 5,36 points, à 2.649,05 points.

La place financière new-yorkaise avait plongé jeudi, le Dow Jones lâchant 2,93%, soit plus de 700 points et sa plus forte baisse depuis le 8 février, le Nasdaq baissant de 2,43% et le S&P 500 de 2,52%.

Le président américain a imposé jeudi de nouvelles sanctions visant les importations en provenance de Chine et pouvant culminer à "60 milliards de dollars".

L'administration américaine dispose de 15 jours pour publier une liste de produits qui seront frappés par ces mesures.

La chute des indices jeudi a été le résultat de "l'espoir déçu d'un compromis de dernière minute" entre les Etats-Unis et la Chine, ont observé les analystes de DataTrek.

"C'était une attente malavisée: le président Trump fait plutôt preuve de fiabilité quant à ses engagements de campagne", ont-il ajouté.

Wall Street se reprenait toutefois timidement dans les premiers échanges vendredi alors que M. Trump a autorisé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension jusqu'au 1er mai des taxes de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium de plusieurs de leurs partenaires importants, dont l'Union européenne.

Par ailleurs, la Chine a dévoilé vendredi une liste de 128 produits ou lignes tarifaires - fruits, éthanol, porc, aluminium recyclé... - sur lesquels elle appliquera des droits de douane de 15% ou 25% en cas d'échec de négociations avec Washington.

- L'automobile souffre -

Mais ces produits correspondent à 3 milliards de dollars d'importations en Chine l'an dernier, soit à peine 2% du total des exportations américaines vers ce pays. Surtout, le soja américain, dont le géant asiatique a importé pour 14 milliards de dollars en 2017, n'y figure pas.

Après avoir plongé de plus de 5% la veille, deux des plus gros groupes américains ayant des activités en Chine se reprenaient, Boeing prenant 1,53% à 324,49 dollars et Caterpillar 0,56% 147,72.

Ils influençaient par la même occasion la tendance du Dow Jones, ces deux acteurs en étant des membres éminents.

Deux sous-traitants de Boeing, United Technologies (+0,44% à 124,62 dollars) et Honeywell (0,03% 146,93) progressaient également.

Le secteur automobile, très dépendant de la Chine, souffrait un peu. General Motors, dont le premier marché mondial en terme de ventes est la Chine, devant les Etats-Unis, perdait 0,51% à 36,17 dollars.

Ford, qui a relancé la Lincoln en Chine, lâchait 0,28% à 10,72 dollars.

De son côté, Facebook, qui a déjà chuté de plus de 10% depuis le début de la semaine après l'éclatement d'une polémique sur l'utilisation indue de données par la société britannique Cambridge Analytica, endiguait l'hémorragie (+0,04% à 164,95 dollars).

Le secteur technologique demeurait fragile, l'indice regroupant ces valeurs au sein du S&P 500 perdant 0,49% alors que le groupe de stockage de données Dropbox va faire ses premiers par en Bourse vendredi.

Le taux de rendement des bons du Trésor à 10 ans se tendait légèrement à 2,835% contre 2,824% jeudi soir et celui à 30 ans à 3,083% contre 3,062% la veille.

Nike avançait (+2,84% à 66,25 dollars) après avoir annoncé jeudi une nette hausse de ses ventes trimestrielles, récoltant les premiers fruits de sa stratégie de vendre directement ses baskets aux consommateurs.

  1. Nyse
  2. Nasdaq

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