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Wall Street encouragée par l'espoir d'un accord sino-américain

Wall Street encouragée par l'espoir d'un accord sino-américain
Des courtiers au New York Stock ExchangeJohannes EISELE

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La Bourse de New York a terminé en nette hausse mercredi, encouragée par des propos de Donald Trump promettant un accord commercial avec la Chine "plus tôt qu'on ne le pense".

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a pris 0,61%, à 26.970,71 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 1,05% à 8.077,38 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,62% à 2.984,87 points.

Les propos du président américain sur un futur compromis avec les Chinois "a rassuré les marchés et fait monter les indices", a observé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Certes la teneur des commentaires de Donald Trump sur le sujet varie d'un jour à l'autre - il avait mardi depuis le pupitre de l'assemblée générale de l'ONU vertement dénoncé les "abus" de Pékin en matière commerciale et averti qu'il n'accepterait de signer un "mauvais" accord avec la Chine, a concédé le spécialiste.

Mais "la vérité est qu'il a besoin de parvenir à des avancées sinon on va finir en récession et sa présidence sera terminée", a-t-il avancé.

L'enlisement du conflit commercial qui dure depuis 18 mois entre Washington et Pékin fragilise l'économie mondiale en prolongeant les incertitudes.

Les courtiers restent aussi sensibles, selon M. Cardillo, à tous les développements autour du lancement d'une procédure de destitution du locataire de la Maison Blanche.

"Mais ce n'est pas en soi un problème pour les marchés, qui s'inquiètent bien plus de la situation macro-économique", a estimé le spécialiste.

Donald Trump a dû publier mercredi le contenu d'une conversation téléphonique dans laquelle il demande à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden. Un échange "accablant" pour les démocrates, mais jugé "normal" par les deux dirigeants.

La procédure de destitution du président américain a toutefois peu de chances d'aboutir au vu de la configuration actuelle du Sénat, à majorité républicaine.

"Les marchés ont été indifférents à l'annonce de Mme Pelosi hier d'une procédure de destitution officielle du président Trump, sans doute car il ne s'agit que d'une escalade modeste", a analysé Chris Low de FTN Financial.

"Lorsque les auditions commenceront, si les démocrates du Congrès trouvent quelque chose susceptible de justifier une destitution, cela pourrait changer", a toutefois souligné l'expert.

- Nike en forme -

Les indices ont aussi profité mercredi de la forte progression de Nike (+4,16%), qui a fait part d'une hausse de son bénéfice et de ses ventes trimestriels, en dépit de la guerre commerciale et du dollar fort.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 1,732% vers 20H30 GMT, contre 1,649% à la clôture de la veille.

Parmi les autres valeurs du jour, le cigarettier Philip Morris International a bondi de 5,20% tandis que son rival Altria a cédé 0,42%. Les deux groupes ont renoncé à leur projet de fusion qui avait été annoncé fin août, selon un communiqué d'Altria mercredi.

La plateforme de commerce en ligne eBay a reculé de 0,80%, alors que son directeur général Devin Wenig a démissionné de ses fonctions avec effet immédiat.

L'entreprise est en pleine revue stratégique pouvant inclure une cession d'actifs dont le site de revente des billets sportifs et d'événements et spectacles StubHub.

Marathon Petroleum Corp s'est envolé de 8,42% alors que le fonds activiste Elliott Management a renouvelé son appel à une scission de l'entreprise en trois entités indépendantes.

Boeing, qui a conclu les premiers accords avec des familles des 189 victimes du crash du vol 610 de Lion Air, un arrangement prévoyant le versement d'au moins 1,2 million de dollars par victime, s'est apprécié de 1,19%.

  1. Nasdaq

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