Wall Street, face aux craintes d'une guerre commerciale, ouvre en baisse

Wall Street, face aux craintes d'une guerre commerciale, ouvre en baisse
Traders sur le parquet du New York Stock le 2 mars 2018STEPHANIE KEITH

La Bourse de New York était prudente lundi à l'ouverture, s'interrogeant toujours sur les conséquences du regain de protectionnisme défendu par Donald Trump à l'orée d'une semaine riche en indicateurs: le Dow Jones perdait 0,35% et le Nasdaq 0,34%.

Vers 14H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 85,74 points, à 24.452,32 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait de 24,74 points à 7.233,12 points.

L'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,33%, ou 8,80 points, à 2.682,45 points.

Wall Street avait fini en ordre dispersé vendredi, terminant une semaine tendue par un certain apaisement des inquiétudes liées aux risques d'une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'étranger: le Dow Jones avait cédé 0,29% et le Nasdaq avait pris 1,08%.

"Les marchés tentent toujours d'évaluer les conséquences d'annonces du président Donald Trump attendues dans la semaine sur l'imposition de taxes sur les importations d'acier et d'aluminium", notent les analystes de Charles Schwab.

"L'un des éléments qui préoccupent les investisseurs est la possibilité que Trump veuille en fait une guerre commerciale ou au moins qu'il ne soit pas en mesure de gérer la situation suffisamment bien pour en empêcher une à ce stade", relève Karl Haeling de LBBW.

"Au bout du compte, les investisseurs craignent maintenant que la prise de décision de Trump ne devienne encore plus erratique et ne donne davantage d'influence aux conseillers populistes qui encouragent davantage d'actions plus restrictives pour le commerce", ajoute-t-il.

"Aux Etats-Unis, la guerre commerciale déclarée par Donald Trump et les premières déclarations de Jerome Powell, qui ouvrent la voie à une accélération du resserrement monétaire de la Fed (la banque centrale américaine) cette année, devraient maintenir la pression à court terme sur les marchés", observe aussi dans une note Franklin Pichard, directeur général délégué de Kiplink Finance.

Les investisseurs étaient par ailleurs dans l'attente d'une salve de statistiques dévoilées cette semaine, commençant lundi par l'indice ISM d'activités dans le secteur des services en février et culminant vendredi par le rapport mensuel sur le marché du travail aux Etats-Unis.

Le marché obligataire se détendait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,834% contre 2,864% vendredi soir, et celui à 30 ans à 3,118% contre 3,140% à la précédente clôture vendredi.

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