En ce moment
 
 

Wall Street hésite à l'ouverture, le ralentissement économique mondial pèse

Wall Street hésite à l'ouverture, le ralentissement économique mondial pèse
Wall Street ouvre en baisseJohannes EISELE

A découvrir

La Bourse de New York hésitait lundi dans les premiers échanges après une ouverture en baisse, toujours inquiète du ralentissement économique mondial, tandis que les conclusions d'une enquête visant Donald Trump étaient plutôt ignorées.

Vers 14H15 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,50% à 25.375,59 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,83% à 7.579,29 points et l'indice élargi S&P 500 de 0,54% à 2.785,53 points.

Wall Street avait chuté vendredi ainsi que sur l'ensemble de la semaine dernière, déjà plombée par le retour des craintes sur le ralentissement économique mondial: le Dow Jones a perdu sur l'ensemble de la semaine 1,34%, le Nasdaq 0,60% et le S&P 500 0,77%.

Lundi, les indices ont alterné les passages dans le vert et le rouge dans les premières minutes d'échanges de la semaine.

"Les inquiétudes sur la croissance mondiale semblent persister", ont réagi les analystes de la maison de courtage Charles Schwab.

Après la publication d'indicateurs sur l'économie européenne en fin de semaine dernière, l'agitation liée à l'essoufflement de la croissance internationale et ses implications sur l'expansion américaine saisissait les investisseurs.

Selon une étude publiée lundi, les économistes américains ont drastiquement abaissé leurs prévisions de croissance 2019 pour les Etats-Unis, dans ce contexte de ralentissement mondial et de tensions commerciales internationales toujours fortes.

- Apple et le streaming -

Les marchés ignoraient en revanche les conclusions de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, pointant l'absence d'éléments prouvant une entente avec la Russie à la présidentielle de 2016.

Ces conclusions permettent au président américain d'envisager plus sereinement son avenir politique. Ce dernier s'est dit "totalement disculpé" dans cette affaire.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt américain sur la dette à 10 ans évoluait à 2,422% contre 2,439% vendredi à la clôture, et celui à 30 ans s'échangeait à 2,876% contre 2,874% vendredi soir.

La différence entre le niveau du taux d'intérêt sur la dette à trois mois et à dix ans était à l'avantage du premier lundi matin, un phénomène appelé dans le jargon financier "inversion de la courbe des taux".

Cette situation, qui a précédé de quelques mois la quasi-totalité des récessions américaines ces cinquante dernières années, se produit lorsque les taux à court terme sont supérieurs aux taux à long terme. Le taux d'intérêt à trois mois est passé au-dessus du taux à dix ans vendredi pour la première fois depuis 2007, avant la dernière crise financière.

Sur le front des valeurs, Apple perdait 1,33%. La marque à la pomme devrait dévoiler lundi ses ambitions dans la vidéo en streaming et affronter les deux poids lourds du secteur, Netflix (+0,40%) et Amazon (-0,39%), en attendant que les géants de Hollywood, Disney et WarnerMedia, ne se jettent à leur tour dans la bataille.

Le groupe pharmaceutique Biogen (+0,63%) a annoncé lundi un programme de rachat d'actions de 5 milliards de dollars, après l'effondrement du cours de 28% jeudi à la suite de l'arrêt du développement d'un traitement contre la maladie d'Alzheimer.

Boeing prenait 0,98%. Momentanément privée de ses 18 Boeing 737 MAX, la compagnie à bas coûts Norwegian Air Shuttle a annoncé lundi qu'elle suspendait la vente potentielle de six Boeing plus anciens sur laquelle elle comptait pour améliorer ses finances.

Ethiopian Airlines a de son côté gardé sa confiance dans le constructeur américain malgré le crash d'un de ses 737 MAX 8 le 10 mars, le deuxième en cinq mois, qui a conduit à l'immobilisation de ce modèle à travers le monde, a affirmé lundi le PDG de la compagnie aérienne.

  1. Nasdaq

Vos commentaires