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Wall Street hésite à la clôture sur la portée du message de la Fed

Wall Street hésite à la clôture sur la portée du message de la Fed
Wall Street hésite à la clôture sur la portée de la FedDon Emmert

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Wall Street a clôturé en ordre dispersé mercredi, partagée entre la satisfaction de voir un coup d'arrêt aux hausses de taux de la Fed cette année, mais inquiète du ralentissement économique que révèle la prudence de l'institution à l'issue de sa réunion.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,55% à 25.745,67 points et l'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,29% à 2.824,23 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris quant à lui 0,07%, à 7.728,97 points.

Après avoir passé une bonne partie de la séance en baisse, les indices se sont brusquement relevés à la parution d'un communiqué de la banque centrale américaine (Fed) qui dévoilait les conclusions de sa réunion de politique monétaire de deux jours.

Celle-ci a drastiquement changé de cap en renonçant à relever les taux d'intérêt cette année, après avoir initialement prévu deux hausses de taux en 2019.

"Les investisseurs se sont précipités et se sont surtout intéressés au fait que la Fed était encore plus accommodante", a noté Patrick O'Hare de Briefing.

Or la position de la Fed "appelle à prendre ses précautions sur ce que cela implique réellement concernant l'économie", a ajouté le spécialiste.

Car l'institution dirigée par Jerome Powell a noté comme raison à sa prudence sur les taux la perspective d'un ralentissement plus marqué de la croissance aux Etats-Unis et une inflation toujours plus contenue.

Des données récentes montrent, au premier trimestre, un accroissement plus faible des dépenses des ménages, traditionnel moteur de l'économie américaine, ainsi que des investissements moins importants, explique également la Fed.

- Nouveaux AirPods -

La banque centrale table désormais sur une expansion de 2,1% pour 2019 contre 2,3% estimée en décembre. L'inflation devrait, elle, atteindre 1,8% contre une projection de 1,9% précédemment.

La pause sur les taux a également eu pour effet de faire nettement reculer les rendements sur le marché obligataire: le taux d'intérêt sur la dette à 10 ans évoluait à 2,530% vers 20H30 GMT, contre 2,612% mardi soir, au plus bas depuis janvier 2018.

Celui sur la dette à 30 ans s'affichait à 2,968% contre 3,022% la veille.

Ces taux évoluent généralement de pair avec les perspectives d'inflation et de croissance aux Etats-Unis.

Egalement facteur de modération mercredi, le président américain Donald Trump a affirmé que les tarifs douaniers punitifs, qu'il a imposés à la Chine pour la forcer à négocier un accord commercial, pourraient rester "en place pour une période conséquente".

Ces affirmations ont tranché avec la rhétorique optimiste utilisée ces derniers jours par l'administration américaine pour caractériser les relations entre les deux plus grandes économies au monde, en pleine guerre commerciale.

Sur le front des valeurs, Alphabet, maison mère de Google, a pris 1,99%. La Commission européenne a pourtant infligé mercredi pour la troisième fois en moins de deux ans une forte amende au géant américain de l'internet Google, l'accusant de nouveau de pratiques anticoncurrentielles dans l'UE.

Apple a gagné 0,87%. La marque à la pomme a dévoilé un nouveau modèle de ses écouteurs sans fil, les AirPods, à un prix standard de 159 dollars aux Etats-Unis.

Le groupe de logistique FedEx (-3,49%) a douché les investisseurs mardi en avertissant, pour la deuxième fois consécutive, que ses bénéfices allaient nettement diminuer lors de l'exercice en cours en raison du ralentissement de l'économie mondiale.

Le géant pharmaceutique américain Pfizer (-0,31%) a annoncé mercredi avoir pris une participation de 15% dans le capital du Français Vivet avec une option exclusive pour acquérir le restant du capital du spécialiste de thérapie génique contre des maladies du foie.

  1. Nasdaq

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