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Wall Street, lestée par Facebook, ouvre en ordre dispersé

Wall Street, lestée par Facebook, ouvre en ordre dispersé
Wall Street ouvre en ordre dispersé, l'effondrement du titre Facebook après ses résultats pesant au lendemain d'un accord commercial entre l'Europe et les Etats-UnisBryan R. Smith

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Wall Street a ouvert en ordre dispersé jeudi, l'effondrement du titre Facebook après ses résultats pesant au lendemain d'un accord commercial entre l'Europe et les Etats-Unis.

Vers 14H10 GMT, l'indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, prenait 0,57%, à 25.558,84 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,93%, à 7.858,60 points.

L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,20%, à 2.840,52 points.

La place new-yorkaise avait terminé en forte hausse mercredi, le marché profitant d'un accord entre Donald Trump et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur le front commercial: le Nasdaq avait avancé de 1,17%, à un niveau inédit, et le Dow Jones avait pris 0,68%.

Rattrapé par les polémiques de ces derniers mois, le géant des réseaux sociaux Facebook a déçu au deuxième trimestre, en nombre d'utilisateurs comme en chiffre d'affaires.

Ces mauvaises nouvelles se traduisaient par un effondrement de l'action de 18,34% à 177,61 dollars, soit 115 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée, après une chute initiale de 19,6% en tout début de séance.

De plus, "la conférence téléphonique qui a suivi les résultats a été complètement décourageante", a affirmé Chris Low, de FTN Financial.

Les responsables du groupe ont prévenu durant cette conférence qui suit traditionnellement les résultats des entreprises américaines que le ralentissement de la croissance devrait se poursuivre au deuxième semestre, amplifiant la chute du titre.

- Washington, Bruxelles, Pékin -

Malgré le plongeon de cette valeur éminente de Wall Street, les indices se maintenaient à flots en raison de l'optimisme des investisseurs au lendemain de l'annonce d'un accord commercial entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont désamorcé mercredi la crise née des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis, annonçant une série de décisions dans l'agriculture, l'industrie et l'énergie, dont la portée exacte reste cependant à confirmer.

"Le plus encourageant pour les marchés est le fait que la menace (américaine) de taxes douanières sur l'automobile sera abandonnée" a affirmé Patrick O'Hare, de Briefing.

"Ces taxes pourraient redevenir d'actualité si les négociations ne se déroulent pas comme prévu (...) Mais, pour l'instant, le marché se comporte comme si les tensions s'étaient apaisées", a-t-il poursuivi.

A l'inverse, aucune avancée entre Washington et Pékin sur les négociations commerciales n'est à noter pour le moment, a indiqué jeudi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, exhortant Pékin à négocier "sérieusement".

Hormis Facebook, de nombreux autres résultats d'entreprises animaient la tendance jeudi. Ceux de Mattel (-7,77%), Gilead Sciences (-2,95%) Ford (-4,04%) McDonald's (-1,15%) et Mastercard (-3,67%) étaient fraîchement accueillis tandis que ceux d'American Airlines (+3,59%), Mondelez (+4,80%), Comcast (+2,51%) et Xerox (+3,43%) étaient applaudis.

Le marché obligataire se détendait: le rendement sur la dette américaine à dix ans baissait à 2,950%, contre 2,975% mercredi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,074%, contre 3,103% en fin de séance précédente.

  1. NYSE

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