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Wall Street, optimiste sur les négociations sino-américaines, ouvre en hausse

Wall Street, optimiste sur les négociations sino-américaines, ouvre en hausse
La Bourse de New York ouvre en hausseBryan R. Smith

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La Bourse de New York a débuté la séance dans le vert mercredi, rassérénée par l'optimisme affiché par des responsables chinois et américains après de nouvelles négociations commerciales entre les deux pays.

Vers 15H15 GMT, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,76% à 23.967,43 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 0,64%, à 6.940,92 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,53%, à 2.588,06 points.

Wall Street avait terminé dans le vert mardi pour la troisième séance d'affilée, aidée par les performances de quelques valeurs vedettes de la technologie comme Apple et Facebook et l'espoir d'avancées dans les discussions sino-américaines: le Dow Jones avait gagné 1,09% et le Nasdaq 1,08%.

Ces pourparlers entre des hauts fonctionnaires chinois et américains se sont poursuivis mercredi pour une ultime demi-journée qui n'était pas au programme initial.

"Est-ce que la prolongation indique que les négociations étaient difficiles? Les négociations demandent bel et bien un effort des deux côtés. Je peux simplement dire que leur prolongation montre que les deux parties les prennent très au sérieux", a commenté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, mercredi après-midi, en confirmant qu'elles étaient terminées.

Dans un communiqué séparé, le bureau du représentant américain au Commerce a détaillé les divers sujets abordés dont les transferts de technologies, les barrières douanières non-tarifaires ainsi que les engagements chinois à acheter plus de biens et services en provenance des Etats-Unis.

Terminer sur cette "note positive", selon les analystes de Charles Schwab, rassure les investisseurs, qui depuis plusieurs mois craignent les répercussions négatives d'un prolongement des tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Cela permet aussi de reléguer au second plan les informations de l'agence de presse japonaise Nikkei évoquant une baisse de la production de 10% des trois nouveaux modèles d'iPhone d'Apple au premier trimestre.

L'action de la marque à la pomme avait chuté de 10% la semaine dernière, et provoqué par la même occasion de forts remous sur les marchés, quand le groupe avait annoncé que ses ventes de smartphones seraient moins bonnes que prévu au quatrième trimestre 2018. Le titre prenait 0,58% mercredi à l'ouverture.

Le groupe a aussi dévoilé que son PDG Tim Cook avait reçu en 2018 une compensation annuelle de 15,7 millions de dollars, soit une augmentation de 22%.

- Le patron d'Amazon divorce -

Les investisseurs attendaient également la diffusion en cours de séance du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Banque centrale américaine en décembre. L'institution avait alors décidé de relever les taux d'intérêt, mais son patron, Jerome Powell, a depuis fait des commentaires jugés très accommodants. De quoi en tout cas rasséréner les acteurs du marché, qui redoutent depuis plusieurs mois de voir la Fed relever ses taux trop rapidement.

Le "shutdown", la paralysie partielle des administrations américaines sur fond de désaccord entre le président Donald Trump et les démocrates sur le financement d'un mur à la frontière du Mexique, se prolongeait par ailleurs pour le 19e jour mercredi.

"Ce blocage n'affecte peut-être pas le marché des actions pour le moment, mais s'il persiste et menace la capacité à atteindre un compromis sur le relèvement du plafond de la dette, (l'agence) Fitch Ratings a menacé d'abaisser la note des Etats-Unis", a souligné Patrick O'Hare de Briefing.

Parmi les valeurs du jour figure Amazon qui était stable (-0,01%) après l'annonce du divorce de son fondateur Jeff Bezos, actuellement l'homme le plus riche au monde selon Forbes.

Le distributeur de boissons alcoolisées Constellation Brands chutait de 8,64% après avoir révisé à la baisse ses prévisions pour 2019.

Le spécialiste des compléments alimentaires Herbalife s'appréciait de 1,23% après l'annonce de la démission de son directeur général Richard Goudis pour des commentaires effectués avant sa prise de poste et "contraires à la politique de l'entreprise relative aux frais et à ses pratiques". Il est remplacé temporairement par l'ancien directeur général Michael Johnson.

Le joaillier Tiffany, qui a annoncé qu'il allait désormais dévoiler l'origine de ses diamants à ses clients, cédait 0,15%.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans montait légèrement à 2,731%, contre 2,728% mardi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,019%, contre 3,007% la veille.

  1. Nasdaq

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