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Wall Street ouvre en baisse, freinée par un regain de tensions commerciales

Wall Street ouvre en baisse, freinée par un regain de tensions commerciales
Les courtiers se montraient prudents mardi à l'ouverture de Wall Street, freinée notamment par une nouvelle attaque commerciale des Etats-Unis contre l'Union européenne.Johannes EISELE

Wall Street évoluait dans le rouge mardi à l'ouverture, prudente à l'approche de la saison des résultats d'entreprises et face à une nouvelle attaque commerciale des Etats-Unis contre l'Union européenne.

Vers 14H25 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,70%, à 26.156,60 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,21%, à 7.937,26 points.

Après avoir enregistré huit séances consécutives de hausse et gagné plus de 15% depuis le début de l'année, l'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,49%, à 2.881,54 points.

La Bourse de New York avait terminé sans direction claire lundi, faisant une pause à l'entame d'une semaine marquée par la publication vendredi des chiffres trimestriels de JPMorgan Chase et Wells Fargo, une réunion de la Banque centrale européenne et la poursuite du feuilleton du Brexit: le Dow Jones avait cédé 0,32% tandis que le Nasdaq avait pris 0,19% et le S&P 500 0,10%.

Les investisseurs s'attendent à ce que les entreprises de la cote fassent part de bénéfices limités pour le premier trimestre et sont surtout à l'affût des commentaires des dirigeants sur les perspectives des mois à venir.

En attendant, plusieurs éléments étaient mardi de nature à freiner leur enthousiasme, dont un regain de tensions sur le front commercial alors que Donald Trump a menacé l'Union européenne de nouveaux tarifs douaniers si elle ne mettait pas fin aux subventions à Airbus.

Les Etats-Unis jugent en effet que les subventions européennes au constructeur aéronautique "pénalisent" le pays à hauteur de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) d'échanges commerciaux chaque année et se disent prêts à mettre en place des mesures de rétorsion.

Le marché digérait aussi les dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), qui a encore révisé en baisse sa prévision de croissance mondiale, à 3,3% pour 2019.

L'institution estime également que l'expansion de l'économie américaine devrait marquer le pas à 2,3% en 2019, contre 2,9% l'année dernière.

- Hausse de salaires -

Toutefois, relève Patrick O'Hare de Briefing, il n'est pas étonnant de voir le marché se replier un peu après un début d'année particulièrement dynamique.

"La seule question est de savoir ce qui pourrait déclencher le recul", estime-t-il. "Des résultats d'entreprises décevants, un choc géopolitique, des développements négatifs sur le front du commerce, une décision de politique monétaire, ou simplement des mouvements techniques? On peut trouver de nombreuses excuses potentielles même si jusqu'à présent, le marché semble avoir trouvé plus d'excuses pour monter que pour redescendre".

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt à 10 ans sur la dette américaine reculait à 2,497% contre 2,522% lundi à la clôture.

Sur le front des valeurs, la compagnie aérienne American Airlines reculait de 3,13% après avoir abaissé mardi ses perspectives de croissance pour le premier trimestre en raison du blocage au sol de ses avions Boeing 737 MAX 8 après deux accidents mortels, ainsi que du "shutdown" et d'ennuis techniques.

Bank of America cédait 0,81%. La banque a annoncé vouloir augmenter le salaire horaire minimum à ses employés à 20 dollars d'ici 2021.

Altria, fabricant de l'emblématique Marlboro aux Etats-Unis, s'appréciait de 0,20%. Le groupe a indiqué lundi soir avoir reçu une demande d'informations supplémentaires de la part de la Commission fédérale du commerce quant à son investissement de 13 milliards de dollars dans Juul, une start-up spécialisée dans l'e-cigarette.

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