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Wall Street finit en forte hausse, Facebook bondit

Wall Street a terminé en forte hausse mardi, accueillant avec enthousiasme les engagements de Pékin à s'ouvrir davantage, alors que Facebook a affiché sa meilleure séance depuis avril 2016.

Selon des résultats définitifs à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a pris 1,79% à 24.408,00 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 2,07% à 7.094,30 points.

L'indice élargi S&P 500 a progressé de 1,67% à 2.656,87 points.

Le président chinois a promis mardi une "nouvelle phase" d'ouverture de l'économie chinoise avec un abaissement dès cette année des droits de douane sur les importations d'automobiles et "une protection renforcée" de la propriété intelectuelle, l'un des chevaux de bataille de M. Trump.

Le président américain a remercié dans un tweet son homologue chinois Xi Jinping pour "ses paroles aimables".

"Nous sommes encouragés par les mots mais nous voulons voir des actes concrets", a tempéré Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain.

"Il est trop tôt pour juger s'il s'agit d'un succès", a estimé Bill Lynch de Hinsdale Associates, "le marché a surtout repris une partie des lourdes pertes des précédentes séances".

Karl Haeling de LBBW y a vu quant à lui "une réaction émotionnelle d'investisseurs rassurés au moins sur le fait que les tensions entre les deux pays ne vont pas en augmentant".

Portés par ces nouvelles, les géants américains de l'aéronautique Boeing (+3,83%) et de la construction Caterpillar (+3,50%) ont nettement avancé.

Facebook a de son côté bondi de 4,50% à 165,04 dollars, sa plus forte hausse sur une séance depuis avril 2016, alors que son PDG Mark Zuckerberg était entendu par les sénateurs américains au sujet notamment du scandale Cambridge Analytica.

- Régulation de Facebook -

Il a notamment estimé que le réseau social n'était pas un monopole et indiqué qu'il n'était pas hostile à une régulation de ce secteur à l'image de ce que s'apprête à mettre en place l'Union européenne.

Au-delà de la teneur du discours du milliardaire américain, "l'action a sans doute chuté davantage qu'elle n'aurait dû" après la révélation de cette affaire, d'où le fort rebond mardi, a indiqué M. Lynch.

Le groupe continuait ainsi à grignoter une partie des 17,8% qu'il avait perdus en seulement deux semaines à la fin mars lorsque cette affaire d'utilisation frauduleuse de données privées avait secoué l'action.

Le marché obligataire se tendait un peu: le taux d'emprunt à 10 ans des Etats-Unis montait à 2,794%, contre 2,779% lundi soir, et celui à 30 ans progressait à 3,018% contre 3,012% la veille.

Cette tension est "surtout liée aux statistiques des prix à la production qui ont augmenté plus que prévu" en mars, signalant une hausse de l'inflation, a noté M. Lynch.

Celles-ci ont avancé de 0,3% en données corrigées des variations saisonnières le mois dernier et de 3% sur un an, la plus forte hausse depuis novembre 2017.

Parmi les valeurs du jour, Exxon Mobil a nettement progressé (+2,94% à 77,07 dollars) alors que le géant pétrolier serait en discussion avec le Qatar en vue d'un partenariat, d'après le Wall Street Journal.

Les autres valeurs du secteur ont dans le même temps été très bien orientées, Chevron prenant 2,47% à 118,85 dollars et Schlumberger 3,81% à 66,71 dollars, profitant d'un bond des cours du pétrole.

Le groupe spécialisé dans la fabrication de pots d'échappement et d'amortisseurs Tenneco a avancé (+4,09% à 57,82 dollars) après avoir annoncé le rachat de l'équipementier Federal-Mogul pour 5,4 milliards de dollars à la société Icahn Entreprise (+2,93% à 61,44 dollars).

Le fabricant de boites en plastique Tupperware a chuté (-11,49% à 41,74 dollars) après avoir revu à la baisse ses perspectives de bénéfices pour le premier trimestre 2018.

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