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Wall Street hésite après des indicateurs mitigés

Wall Street hésite après des indicateurs mitigés
Un courtier au New York Stock Exchange, la Bourse de Wall StreetJohannes EISELE

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La Bourse de New York perdait de la vigueur vendredi peu après l'ouverture et évoluait en ordre dispersé, entre des indicateurs mitigés sur l'économie américaine et l'espoir d'avancées dans les négociations commerciales entre Washington et Pékin.

Vers 14H25 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,10%, à 26.917,38 points.

Après avoir démarré dans le vert, le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,33% à 8.003,71 points et l'indice élargi S&P 500 perdait 0,10% à 2.974,74 points.

Wall Street avait terminé en petite baisse jeudi, fragilisée par les révélations d'un lanceur d'alerte autour d'un appel téléphonique de Donald Trump au président ukrainien et par un regain de craintes sur les discussions entre Washington et Pékin: le Dow Jones avait reculé de 0,30% et le Nasdaq de 0,58%.

Les courtiers avaient été encouragés en tout début de séance vendredi par des informations de CNBC selon lesquelles les tractations à haut niveau entre représentants chinois et américains devraient reprendre le 10 octobre.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait déjà confirmé lundi qu'il allait, aux côtés du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, reprendre les discussions avec leurs homologues chinois début octobre.

Mais le bras de fer commercial engagé depuis 18 mois entre les Etats-Unis et la Chine, qui pèse sur la croissance mondiale, reste en effet le principal élément de préoccupation des marchés en ce moment et toute actualité sur le sujet, dans un sens ou dans l'autre, fait en général frémir les indices.

Les investisseurs gardaient aussi un oeil sur l'affaire qui secoue la Maison Blanche après les accusations d'un lanceur d'alerte reprochant à Donald Trump d'avoir "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine dans sa campagne de réélection et à son entourage d'avoir essayé de garder cette démarche secrète.

Les démocrates ont lancé une procédure de destitution à l'encontre du président américain.

Les indicateurs du jour sur l'économie des Etats-Unis étaient de leur côté plutôt contrastés.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis s'est améliorée en septembre après un plus bas en août, selon l'estimation finale de l'enquête de l'Université du Michigan publiée vendredi peu après le début de la séance.

"La tendance générale de l'indice demeure assez favorable, mais montre des signes d'une érosion lente", a souligné Richard Curtin, le chef économiste en charge de cette enquête bi-mensuelle.

Selon l'indice PCE du département du Commerce, l'inflation annuelle s'est établie en août à 1,4% pour le quatrième mois d'affilée aux Etats-Unis, restant ainsi loin des 2% visés par la Banque centrale américaine.

L'inflation dite sous-jacente, c'est-à-dire hors prix des secteurs de l'alimentaire et de l'énergie très volatils, a continué à s'accélérer, se hissant à 1,8%.

Les revenus des ménages ont pour leur part enregistré une augmentation conforme aux attentes (+0,4%) tandis que leurs dépenses ont nettement ralenti (+0,1% après +0,5%).

- Nouveau patron chez Wells Fargo -

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine se stabilisait, à 1,696% contre 1,692% à la clôture la veille.

Le fabricant de micro-processeurs Micron chutait de 9,75% après avoir fait part de prévisions inférieures aux attentes.

Wells Fargo prenait 4,28%. Le groupe a annoncé vendredi la nomination d'un nouveau PDG, Charles Scharf, à qui il revient désormais de donner un nouvel élan à la banque californienne qui n'a toujours pas tourné la page de plusieurs scandales portant sur ses pratiques commerciales. Il prendra ses fonctions le 21 octobre.

Ex-patron de la banque rivale Bank of New York Mellon (-4,83%), il y sera remplacé temporairement par Thomas Gibbons.

Le laboratoire pharmaceutique Pfizer (+0,96%) a pour sa part annoncé qu'Ian Read allait quitter son poste de président du conseil d'administration à la fin de l'année, laissant ainsi complètement les rênes de l'entreprise à Albert Bourla, à qui il avait déjà cédé la place de directeur général.

Peloton Interactive, qui vend des équipements de fitness connectés à internet pour des entraînements en direct ou à la demande par abonnement, baissait encore de 4,74% au lendemain de sa difficile entrée en Bourse, l'action ayant alors perdu 11,17%.

L'agence de représentation d'artistes et de communication Endeavor, qui devait faire son arrivée à Wall Street ce vendredi, a choisi de repousser l'opération. Si elle n'a pas lié officiellement cette décision à la contre-performance de Peloton, elle a souligné dans un communiqué qu'elle déterminera une nouvelle date "en fonction du développement des conditions de marché".

  1. Nasdaq

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