Wall Street ouvre en ordre dispersé après des résultats mitigés

Wall Street ouvre en ordre dispersé après des résultats mitigés
La Bourse de New York à la clôture le 19 décembre 2018Bryan R. Smith

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Wall Street a ouvert en ordre dispersé jeudi dans le sillage d'une salve de résultats d'entreprises mitigés, au lendemain d'annonces de la Banque centrale américaine (Fed) favorables aux marchés.

Vers 15H10 GMT, l'indice vedette de Wall Street perdait 0,46% à 24.900,34 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,92% à 7.249,21 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,30% à 2.688,97 points.

Déjà ragaillardie mercredi par le ton accommodant de la Fed après sa décision d'être "patiente" sur ses hausses de taux d'intérêt, la Bourse de New York avait terminé en forte hausse, applaudissant en outre les résultats d'Apple et Boeing: le Dow Jones avait pris 1,77% et le Nasdaq 2,20%.

Mais jeudi matin, "les marchés réagissent tièdement à une série de résultats" d'entreprises, ont observé les analystes de Charles Schwab.

Au rang des groupes récompensés par l'annonce de leurs comptes trimestriels, Facebook gagnait 12,19%, Mastercard 3,14%, General Electric 15,16%, ConocoPhilips 3,27%, Mondelez 2,93%, et UPS 6,02%.

- Cadeau de Noël -

A l'inverse, Microsoft (-2,76%), Visa (-2,48%), DowDuPont (-8,87%), PayPal (-4,75%), Qualcomm (-0,45%), et Tesla (-1,71%) étaient sanctionnés.

Le constructeur automobile était en outre affecté par le départ surprise de son directeur financier, Deepak Ahuja.

Après la clôture, le géant Amazon (+1,99%), qui se dispute avec Microsoft le rang d'entreprise la plus chère à Wall Street, publiera les siens.

Malgré un démarrage boursier poussif, les investisseurs se sont réveillés jeudi avec un goût de victoire au lendemain d'une réunion de la Fed où la Banque centrale a explicitement dit qu'elle serait "patiente" vis-à-vis de futures hausses de taux.

Elle a "offert un cadeau de Noël tardif aux investisseurs", a observé Sam Stovall de CFRA.

"Les courtiers pensent que (son président) Jerome Powell est désormais de leur côté et qu'il n'y aura pas de hausse de taux en 2019", a encore affirmé le spécialiste.

Les courtiers ont montré ces derniers mois leur extrême nervosité vis-à-vis d'une politique de hausse des taux qui menace selon eux de faire ralentir encore plus l'économie américaine car elle renchérirait le coût des emprunts des particuliers et des entreprises.

"La Fed est passée du statut d'ennemie à celui d'amie" a jugé pour sa part Patrick O'Hare de Briefing.

Sur le plan du commerce, les négociations entre Pékin et Washington se poursuivaient, le locataire de la Maison Blanche devant rencontrer le Vice-Premier ministre Liu He à Washington.

Les discussions sont animées par "un bon état d'esprit", a indiqué le président américain Donald Trump jeudi dans une série de tweets.

Sur le front des indicateurs économiques, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont augmenté plus que prévu à 253.000 pour la semaine close le 26 janvier, selon les données du département du Travail.

La croissance de l'activité économique dans la région de Chicago a de son côté nettement ralenti en janvier, selon l'indice des directeurs d'achats de l'association ISM.

Parmi les autres valeurs du jour, Intel perdait 2,21% après avoir annoncé la nomination de Robert Swan au poste de PDG, l'ancien directeur financier du groupe ayant pris les rênes de l'entreprise à titre intérimaire depuis sept mois.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans reculait à 2,653%, contre 2,678% mercredi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,010%, contre 3,032% la veille.

  1. Nasdaq

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