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Wall Street sur la défensive en attendant une décision de la Fed

Wall Street sur la défensive en attendant une décision de la Fed
Wall Street se replie légèrement après avoir débuté la séance dans le vert, les investisseurs hésitant en attendant la publication en cours de journée d'une décision de la Banque centrale américaine Johannes EISELE

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Wall Street se repliait légèrement après avoir débuté la séance dans le vert mercredi, les investisseurs hésitant en attendant la publication en cours de journée d'une décision de la Banque centrale américaine (Fed), malgré des indicateurs meilleurs que prévu.

Vers 14H00 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,03%, à 27.062,88 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,15%, à 8.264,42 points, et l'indice élargi S&P 500 de 0,11%, à 3.033,57 points.

La Bourse de New York avait terminé en légère baisse mardi à l'issue d'une séance en dents de scie, se plaçant en retrait avant la fin de la réunion de l'institut monétaire mercredi et après une salve mitigée de résultats d'entreprises dont ceux, décevants, d'Alphabet: le Dow Jones avait cédé 0,07% et le Nasdaq 0,59%.

Les acteurs sur les marchés s'attendent de façon quasi-unanime à ce que la Fed abaisse d'un quart de point de pourcentage (0,25%) son taux au jour le jour.

"Mais la décision suivante reste un mystère", déclare Christopher Low, de FTN Financial, pour qui "une partie de la réponse dépendra des données économiques".

"Peu importe ce que Jerome Powell (le président de la Fed, NDLR) dit (ce mercredi), la décision que prendra la Fed en décembre sera liée à la décélération ou non de l'économie", ajoute-t-il.

Les indicateurs du jour étaient à cet égard plutôt meilleurs que prévu.

Selon la première estimation du département du Commerce, la croissance de l'économie américaine a très légèrement marqué le pas au troisième trimestre mais s'est maintenue à un niveau supérieur aux attentes, le Produit intérieur brut (PIB) augmentant de 1,9% sur un an.

Le secteur privé aux Etats-Unis a, par ailleurs, créé plus d'emplois que prévu en octobre, selon l'enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP publiée mercredi, soit 125.000 emplois en octobre après 93.000 en septembre.

- Barbie et Hot Wheels font bondir Mattel -

Les investisseurs surveilleront vendredi la publication du rapport officiel sur l'emploi américain ainsi que l'indicateur ISM sur l'activité manufacturière.

Sur le marché obligataire, le rendement sur le taux à 10 ans sur la dette américaine baissait à 1,810%, contre 1,839% mardi à la clôture.

Les investisseurs continuaient aussi à digérer une nouvelle série de résultats d'entreprises, à commencer par ceux de General Electric dont le titre bondissait de 10,48%.

Le groupe a annoncé mercredi avoir réduit de plus de moitié sa perte nette au troisième trimestre et prévoit de disposer pour l'ensemble de l'année d'argent dans ses coffres, un signal positif pour ses actionnaires.

Mattel, qui a fait état mardi de résultats trimestriels supérieurs aux attentes à la faveur des ventes solides de sa célèbre poupée Barbie et de ses voitures miniatures Hot Wheels, s'envolait pour sa part de 17,38%.

Le fabricant de produits d'hygiène Johnson & Johnson prenait 2,58%. Après avoir rappelé mi-octobre un lot de 33.000 flacons de talc aux Etats-Unis suite à la détection de traces d'amiante dans un d'entre eux, le groupe a assuré mardi que de nouveaux tests avaient conclu à l'absence de ce produit chimique.

L'éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA) a affiché des résultats meilleurs qu'attendu au deuxième trimestre grâce aux stars de sa franchise et à un changement comptable lié à la fiscalité en Suisse. Mais le report de la sortie de son jeu NBA Live a déçu et le titre reculait de 1,44%.

Après la clôture mercredi, ce sera au tour d'Apple et Facebook de dévoiler leurs propres chiffres.

Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler montait par ailleurs de 0,14% à New York. Le groupe a confirmé mercredi être en pourparlers avec le français PSA (Peugeot, Citroën) pour créer le numéro 4 mondial du secteur.

  1. Nasdaq

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