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Washington critique violemment l'UE et ses représailles tarifaires

Chine

L'administration Trump a critiqué de façon virulente l'Union européenne mardi pour ses représailles tarifaires et dénoncé l'utilisation "hypocrite" et "faussée" des règles de l'OMC par "les Européens et ceux qui les suivent", comme la Chine.

Dans un communiqué mardi soir, le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer a estimé que "l'Union européenne a concocté une théorie juridique sans fondement" pour justifier l'instauration de droits de douane en rétorsion aux taxes américaines sur l'acier.

Il a accusé "l'UE et d'autres", dont la Chine, de "dénaturer les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) pour qu'elles signifient ce qui leur plaît, quand cela leur plaît".

Avec leurs récents droits de douane, l'Union européenne et la Chine "ignorent les règles de l'OMC quand cela leur est commode", tempête encore M. Lighthizer.

L'administration américaine juge que les mesures de rétorsion de ses partenaires commerciaux sont injustifiées car les Etats-Unis ont le droit unilatéral de protéger leur industrie de l'acier "au nom de la sécurité nationale", écrit le responsable.

L'ambassadeur au Commerce prévient en conclusion que "face à ces tarifs douaniers injustifiés, les Etats-Unis prendront les mesures nécessaires (...) pour protéger leurs intérêts".

Le président Donald Trump a déjà brandi récemment la menace de taxer les importations automobiles européennes et a averti qu'il risquait d'infliger des droits de douane sur potentiellement 400 milliards de dollars de produits venus de Chine.

Après que Washington a instauré des tarifs douaniers sur les importations d'acier (25%) et d'aluminium (10%), les Européens ont riposté en imposant vendredi des droits sur 3,2 milliards de dollars de produits américains, dont les motos Harley-Davidson, le bourbon et les jeans.

Dans son communiqué, M. Lighthizer a dénoncé les représailles européennes comme étant "conçues pour punir les compagnies américaines et leurs travailleurs".

Cette déclaration intervient alors que le fabricant mythique de motos Harley-Davidson a annoncé qu'il allait délocaliser sa production pour éviter de payer des taxes sur les motos qu'il vend en Europe (environ 17% de ses ventes). La nouvelle a fait des remous et a irrité Donald Trump qui a tancé la marque emblématique sur Twitter mardi.

"Une Harley-Davidson ne devrait jamais être fabriquée dans un autre pays --jamais!", a tonné le président.

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