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XL Airways: des marques d'intérêt mais pas d'offre ferme de reprise

XL Airways: des marques d'intérêt mais pas d'offre ferme de reprise
Des appareils de la compagnie XL Airways sur le tarmac de l'aéroport de Manchester, le 12 septembre 2008PAUL ELLIS

Plusieurs marques d'intérêt, mais pas d'offre ferme de reprise en l'état, ont été reçues pour la compagnie aérienne XL Airways à la date limite de dépôt des offres samedi midi, a-t-on appris auprès de l'avocat de la compagnie.

"Nous travaillons actuellement sur plusieurs marques d'intérêt appuyées qui nous sont parvenues au cours des dernières heures notamment", a déclaré à l'AFP Laurent Cotret, avocat de la compagnie aérienne. Toutefois, "il est encore trop tôt à ce stade pour savoir si l'une de ces marques d'intérêt va aboutir d'ici à l'audience" au tribunal de commerce mercredi, a-t-il précisé.

"Il y a des offres, mais qui ne sont pas financées en l'état, du moins on n'a pas les marques de financement", a-t-il ajouté.

"On travaille sur des marques d'intérêt extrêmement sérieuses, qui viennent de gens sérieux, et qui méritent d'être étudiées jusqu'au bout. Il est encore trop tôt à cette heure pour pouvoir se prononcer et pour pouvoir dire si on aura ou pas d'offre sérieuse dans ce dossier", a poursuivi l'avocat, qui a indiqué que des discussions avec des compagnies internationales sont en cours.

En cessation de paiement, XL Airways a été placée lundi en redressement judiciaire, les repreneurs éventuels ayant jusqu'à samedi midi pour se faire connaître auprès de l'administrateur judiciaire. Le dossier doit être présenté mercredi au tribunal de commerce de Bobigny.

Le PDG de la compagnie, Laurent Magnin, a multiplié les appels à l'aide vers Air France-KLM, mais sans succès. Vendredi, le dirigeant d'Air France-KLM Benjamin Smith a écarté l'idée de reprendre la compagnie en difficulté, disant ne voir "aucun bénéfice" pour son entreprise dans une telle opération.

XL Airways emploie 570 collaborateurs et a transporté en 2018 quelque 730.000 passagers avec quatre Airbus A330, tous en leasing. Elle dessert essentiellement l'Amérique du Nord, notamment les Etats-Unis, les Antilles et la Réunion mais aussi la Chine.

Elle a besoin de 35 millions d'euros pour repartir, a estimé son PDG Laurent Magnin pour qui elle a été la victime de la "concurrence internationale débridée" des compagnies à bas coût long courriers et du poids des taxes et charges sociales en France.

De son côté, la compagnie aérienne en faillite Aigle Azur a vu son activité cesser vendredi soir, aucune des offres de reprise n'ayant été retenue par le tribunal de commerce d'Evry.

Face à cette situation, une quinzaine de syndicats du personnel du transport aérien ont appelé vendredi le gouvernement à venir en aide à leur secteur.

"Devant l'urgence du dossier, nous vous proposons de nous rencontrer au plus vite afin d'alimenter votre réflexion sur la stratégie qui demain sortira le transport aérien français de la trajectoire mortifère dans laquelle il est engagé", ont écrit ces syndicats regroupés en intersyndicale dans une lettre ouverte au secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

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