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XV de France: une "boule de feu qui grandit", selon Elissalde

XV de France: une
L'entraîneur adjoint du XV de France, Jean-Baptiste Elissalde (g), et le sélectionneur Jacques Brunel, lors d'un entraînement, à Marcoussis, le 23 janvier 2019CHRISTOPHE SIMON

"Tout ce qu'on +mange+, on va s'en servir": l'entraîneur adjoint du XV de France, Jean-Baptiste Elissalde, a émis l'espoir dimanche que la "boule de feu qui grandit" chez ses joueurs, vainqueurs de l'Ecosse samedi (27-10), sorte.

"Je suis persuadé que tout ce qu'on +mange+ depuis quelques mois, quelques années, il y a un moment où on va s'en servir pour sortir cette boule qu'on a en nous, cette boule du feu qui grandit", a déclaré l'ancien international français (41 ans, 35 sélections entre 2000 et 2008) à propos des difficultés des Bleus, persistantes depuis l'arrivée de l'actuel encadrement début 2018.

Le XV de France, battu en début de Tournoi des six nations par le pays de Galles (24-19) et l'Angleterre (44-8), peine depuis bientôt une décennie à rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Le remplacement de Guy Novès, évincé fin 2017 par Jacques Brunel pour mauvais résultats, n'a pas permis jusqu'ici d'inverser cette tendance, avec 10 défaites en 14 matches.

"Quand j'entends les critiques sur Jacques, je le prends pour moi. Quand j'entends les critiques sur les joueurs, ça me fait mal en mon fort intérieur. Et là, c'est vrai qu'on en prend", a encore dit Elissalde, entraîneur des trois-quarts.

"Alors ça monte, ça monte, et j'espère qu'ils se servent de tout cela. Je sens qu'il y a cette boule au fond, là, il faut qu'on arrive à la lâcher et quand elle sera bien forte et bien prête... on attend le déclic", a-t-il ajouté.

Julien Bonnaire, entraîneur en charge de la touche, s'en est pris aux anciens internationaux qui n'ont pas épargné entraîneurs et joueurs de leurs critiques.

"Le seul truc qui me gênait un peu plus, c'est tous ceux qui ont oublié qu'ils ont joué avant et qu'ils ont pris plusieurs fois 40 points. La critique fait partie du jeu mais il faut que certains aient un peu de mémoire", a déclaré l'ancien flanker des Bleus (75 sélections entre 2004 et 2012).

La question du manque d'expérience des adjoints s'est notamment posée après les derniers revers. "C'est vrai, je ne vais pas dire que je suis expérimenté", a répondu Bonnaire. "C'est la vérité. Après, on fait de notre mieux, on essaye d'apporter quelque chose à l'équipe. Des fois, ça ne va pas aussi vite qu'on voudrait."

Le XV de France ira défier l'Irlande le 10 mars à Dublin pour la 4e journée du Tournoi.

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