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"C'est pas mon copain!", hurle la kamikaze avant de se faire exploser: ECOUTEZ son échange avec la police

paris

Un son amateur, diffusé par la chaîne TF1, révèle les derniers échanges entre les forces de l'ordre et la femme kamikaze qui s'est fait exploser lors de l'assaut survenu à Saint-Denis, à Paris, très tôt ce mercredi. L'opération ciblait l'organisateur présumé des attentats de Paris du 13 novembre, le belge Abdelhamid Abaaoud. L'assaut s'est soldé par deux décès (dont celui de cette femme) et sept arrestations.

Sur cette bande sonore, on entend des coups de feu, puis un membre des forces spéciales crier : "Il est où ton copain?". La femme répond en hurlant, "C'est pas mon copain!". "Il est où?", répète le policier. "C'est pas mon copain!", se borne à répondre la femme, la voix déformée. L'échange est suivi de tirs ou d'explosions. Selon TF1, la femme aurait tiré sur les policiers. On sait qu'elle a actionné se ceinture d'explosifs avant que la police ne la trouve.

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Qui est cette femme? Est-elle belge?

L'identité de cette femme kamikaze n'a pas été révélée pour l'instant. Selon certaines sources, il pourrait s'agir de la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. L'hebdomadaire Jeune Afrique indique qu'elle s'appellerait Hasna Aitboulahcen et qu'elle serait née en 1989. Selon TF1, elle aurait travaillé jusqu'en 2012 dans une entreprise à Epinay-sur-Seine, au nord de Paris

A qui a-t-elle téléphoné?

Selon les informations relayées par TF1, la femme kamikaze a passé un coup de fil avant d'actionner son gilet d'explosifs. Qui était au bout du fil?  Mystère. Elle pourrait avoir appelé des complices. C'est en tout cas la conviction des enquêteurs.

Les femmes kamikazes utilisées par les terroristes

Le phénomène des femmes kamikazes est connu. "Il y en a déjà eu d'autres, notamment Muriel Degauque, cette belge dans les rangs d'Al Quaïda en Irak, donc l'ancêtre de [l'organisation terroriste] Etat islamique", commente Claude Moniquet, spécialiste des questions liées au terrorisme. Elle s'était fait sauter en 2005. Mais Al Quaïda refusait de faire travailler des femmes, la plupart du temps. Car ils considèrent qu'elles sont inférieures à l'homme, ils ont une rhétorique très claire là-dessus. Le rôle de la femme dans le djihad c'est la propagande, point. Si ça se confirme, l'Etat islamique n'a pas ces limites".

 

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