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"Je ne savais pas que le Coyote équivalait à avoir une arme sur soi": Michael écope de 580€ d'amende alors que l'appareil était dans son coffre

Attention si vous traversez certains pays européens en voiture et que vous disposez d'un avertisseur de radars. Même si celui-ci n'est pas installé, il peut vous valoir une sévère amende. Un automobiliste belge vient de l'apprendre à ses dépens, alors qu'il traversait la Suisse. Il a reçu une amende de 580 euros pour la possession d'un appareil Coyote qui était, dit-il, éteint, dans sa valise. Nathanael Pauly et Dominique Sokolowski ont recueilli son témoignage pour le RTL INFO 13H.

C’est une mésaventure qu’il n’est pas près d’oublier, son portefeuille non plus: Michael est parti de Châtelet pour ses vacances en Italie, au lac de garde. Mais une fois arrivé au poste-frontière de Bâle, en Suisse, il a été contrôlé et emmené par les douaniers pour interrogatoire à cause de son Coyote. "J’avais passé la nuit en France, et en démarrant de l’hôtel en France, j’ai dit à mon épouse, le Coyote est interdit en Suisse, donc je l’éteins, et je le mets dans la valise. Ils m’ont dit, vous l’avez avec vous, j’ai dit oui mais dans le coffre dans la valise. Ils m’ont fait ouvrir les bagages, ouvrir la valise, et à ce moment-là, ils ont trouvé le Coyote et m’ont demandé de les accompagner dans le bureau. Je ne savais pas que le Coyote équivalait à avoir une arme sur soi", témoigne-t-il.

Après une heure d’interrogatoire, Michael s’en est finalement sorti avec 580€ d’amende à payer sur place et a repris la route, sans son Coyote, car les avertisseurs de radars sont strictement dans plusieurs pays: l’Autriche, la Suisse, la Turquie, la Bosnie, la Slovaquie et Chypre.

"Le simple fait d’avoir un avertisseur de radars dans l’habitacle, vous vaudra une amende, et quand on dit amende, généralement ce sont des pays qui ne rigolent pas avec ça", Benoit Godart, porte-parole de l’IBSR (Institut belge pour la sécurité routière).

Les utilisateurs de Coyote ne sont pas les seuls concernés par cette interdiction, la loi est la même pour toutes les applications d’assistance à la conduite qui signalent les radars, y compris celles sur votre smartphone, même si dans ce cas-ci, les contrôles sont beaucoup plus difficiles à réaliser. "Evidemment, si vous avez votre avertisseur de radars en plein milieu de la voiture, sur le tableau de bord, ça va se voir. Si vous utilisez une application, il faut vraiment que le policier soit à ce point tatillon qu’il aille chipoter dans votre GSM ", ajoute Benoît Godart.

Le conseil, c’est donc de prendre la route des vacances sans ces avertisseurs de radars ou de désinstaller les applications avant d’arriver dans les pays où c’est interdit. Cela vous évitera une bien mauvaise surprise.

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