"Les secouristes vivent un véritable enfer": notre journaliste fait le point sur le drame de Gênes

Notre envoyé spécial Arnaud Gabriel est en route pour Gênes où une longue portion d'un viaduc de l'autoroute A10 s’est effondrée. Ce drame est le sujet de discussion numéro un en Italie.

"Depuis qu’on a atterri à l’aéroport de Milan, les Italiens ne parlent que de cela. Ils ont les yeux rivés vers les médias et ils sont choqués, effondrés, lorsqu’ils voient ces images du viaduc", explique notre journaliste. "Les secouristes ont énormément de mal. Dans les médias italiens, ils nous expliquent qu’ils vivent un véritable enfer sur place. Forcément cela en dit long sur les conditions dans lesquels ils sont."

"On nous a dit qu’il était complètement impossible de se rendre là-bas"

"Pour la petite anecdote, quand nous sommes arrivés à l’aéroport et que nous avons été pour prendre la voiture de location pour nous rendre jusqu’à Gênes, l’employé nous a demandé vers où on allait. Et quand on le lui a dit, sa collègue s’est arrêtée et nous a dit qu’il était complètement impossible de se rendre là-bas. Cela en dit long sur l’état d’esprit des Italiens ce mardi soir. Le chef du gouvernement italien se rendra d’ailleurs sur place dans la soirée pour soutenir les victimes, les proches et les familles", ajoute notre journaliste.

Cet accident est par ailleurs survenu la veille d'un jour férié, cher aux Italiens, qui généralement empruntent cette autoroute A10 pour descendre notamment dans le Sud. "Ici, c’est une véritable tradition. La veille du 15 août, les Italiens partent en vacances voir la famille ou des amis dans le Sud. Forcément, il y a énormément de monde sur les autoroutes. Aujourd’hui, il y avait donc beaucoup plus d’automobilistes qu’habituellement au moment de l’effondrement", conclut Arnaud Gabriel.

Vos commentaires