"On est à 50 voire même 60 victimes probables": notre envoyé spécial en Italie, Arnaud Gabriel, fait le point sur la situation

L'espoir de retrouver des survivants s'amenuise à Gênes, dans le nord de l'Italie, après l'effondrement d'un pont autoroutier qui a fait au moins 42 morts et poussé le gouvernement à sévir contre la société autoroutière.

Mercredi à la mi-journée, la protection civile a aussi confirmé 15 blessés, dont une douzaine dans un état grave. Il y a aussi encore quelques disparus. Trois enfants âgés de 8 à 13 ans figurent parmi les victimes.

Il y a également trois Français ainsi que trois Chiliens qui résidaient en Italie, selon les services diplomatiques des deux pays concernés. Après cet effondrement, le plus meurtrier de ce type survenu en Europe depuis 2001, les sauveteurs ont lutté toute la nuit de mardi à mercredi pour tenter de trouver des survivants sous les débris du viaduc autoroutier.


"Ici, la situation est dramatique"

Nos envoyés spéciaux Arnaud Gabriel et Emmanuel Tallarico font le point sur la situation. "Les secouristes espèrent retrouver des survivants et craignent de trouver plus de victimes. Ici, la situation est dramatique. Les secouristes sont déterminés. Ils vont travailler jusqu'au moment où il n'y aura plus aucun débris, jusqu'au moment où tout sera complètement nettoyé, libéré pour être certains qu'il n'y a plus de survivants", explique Arnaud Gabriel. 

Le bilan s'alourdit d'heure en heure, et les autorités s'attendent à davantage de victimes. "Depuis ce matin, les secouristes nous parlent aussi du coefficient multiplicateur. Ici, il est très élevé. En effet, lorsqu'un accident comme celui-ci se produit et que les secours trouvent déjà une dizaine de victimes dans les premières minutes, ce coefficient multiplicateur est très élevé. Donc ils s'attendent à avoir 4, voire 5 fois plus de victimes que dans les premières minutes qui ont suivi l'accident. On est donc à 40, 50 voire même 60 victimes probables", indique notre journaliste. 

Dans le même temps, 500 personnes qui habitent à proximité ont dû être évacuées. 

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