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A l'Europe, Charles Michel se présente comme un faiseur de compromis

(Belga) Le futur président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, a insisté mardi sur l'importance de bâtir "des compromis utiles et positifs" à l'Europe afin de faire face aux grands défis qui s'annoncent, citant entre autres "le Brexit, le changement climatique ou encore les évolutions économiques".

"Je pense que nous devons faire notre maximum pour être au service du citoyen, même si cela passe par des compromis. Au final, les compromis sont des pas dans le bon sens", a affirmé M. Michel, lors d'une première conférence de presse, peu après son élection. "C'est pour moi un grand honneur, un privilège et une responsabilité d'avoir été choisi pour présider le Conseil européen", a-t-il précisé, affirmant "mesurer parfaitement le poids de cette responsabilité et le sens qu'il faudra lui donner pour fédérer et rassembler afin de garantir la diversité, l'unité et la solidarité dans le cadre du projet européen". Interrogé sur la situation en Belgique, M. Michel a rappelé qu'il ne succèderait au Polonais Donald Tusk qu'au mois de décembre, formant le vœu qu'un gouvernement fédéral "puisse être formé dans un délai raisonnable". Le mandat de président du Conseil européen est d'une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Lorsqu'il prendra la place de M. Tusk, Charles Michel sera immédiatement plongé au cœur des grands débats du moment, notamment le Brexit, qui pourrait avoir livré son verdict fin octobre. Sollicité par un média britannique, M. Michel a refusé d'aborder ce sujet lors de sa conférence de presse. "Dans les mois et les semaines à venir, nous aurons sûrement l'occasion de reparler du Brexit", a-t-il déclaré. Peu avant, M. Tusk s'était lui dit "certain que les nouveaux dirigeants" des institutions européennes seraient "aussi cohérents que nous le sommes en ce qui concerne l'accord de retrait et notre disponibilité à discuter de la future relation" avec Londres. Autre sujet sensible auquel devra rapidement s'atteler le Belge une fois en poste: la répartition des centaines de milliards d'euros de la programmation budgétaire 2021-2027, que les chefs d'État et de gouvernement espèrent boucler avant la fin de l'année. (Belga)

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