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Affaire Skripal: le Luxembourg rappelle son ambassadeur en Russie pour consultations

Affaire Skripal: le Luxembourg rappelle son ambassadeur en Russie pour consultations
Le ministre russe des Affaires étrangères, le 28 mars 2018 à MoscouMaxim ZMEYEV
Russie

Le Luxembourg a annoncé mercredi le rappel de son ambassadeur en Russie pour "consultations" à la suite de l'attaque chimique contre l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.

Le gouvernement luxembourgeois "souscrit à l'analyse du gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable de cet acte", a-t-il expliqué dans un communiqué.

Il "est pleinement solidaire avec le Royaume-Uni, face à cette grave remise en cause de notre sécurité commune", a-t-il ajouté.

Cette mesure s'ajoute à l'expulsion massive et coordonnée de diplomates russes par des pays occidentaux après l'empoisonnement de cet ancien espion russe.

Quelque 121 expulsions ont déjà décrétées depuis lundi par 26 pays, dont les Etats-Unis et 18 membres de l'Union européenne, dans le cadre de représailles du camp occidental, sans précédent même du temps de la Guerre froide.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn avait laissé entendre mardi que le Luxembourg n'expulserait pas de diplomates russes.

"Nous comptons un nombre très limité de diplomates russes et, malgré tous nos efforts, on ne peut pas prouver qu'un espion ou une personne travaille contre les intérêts luxembourgeois", avait-il expliqué à la radio RTL Luxembourg.

L'Otan a aussi annoncé mardi qu'elle avait décidé de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de rejeter trois demandes d'accréditation supplémentaires.

Cette action coordonnée est une réponse à l'empoisonnement avec un agent neurotoxique de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, dont Londres, soutenus par ses principaux alliés, accuse la Russie.

Les deux victimes sont toujours hospitalisées dans un état critique et "leur condition ne semble pas s'améliorer", a déclaré le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan.

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