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AMA: la ministre norvégienne Linda Helleland candidate à la présidence

AMA: la ministre norvégienne Linda Helleland candidate à la présidence
Logo de l'Agence mondiale antidopage au siège de l'organisation, à Montréal, le 20 septembre 2016Marc BRAIBANT
Russie

La numéro 2 de l'Agence mondiale antidopage (AMA), la ministre norvégienne Linda Helleland, qui a critiqué la gestion du scandale de dopage en Russie, a annoncé sa volonté de se porter candidate à la présidence de l'AMA dans un entretien à la BBC.

"L'AMA a besoin d'être plus indépendante, plus transparente et plus démocratique", a déclaré Linda Helleland, qui est ministre de l'Enfance, de la Famille et de l'Egalité des genres dans son pays.

"Elle a également besoin de partenariats plus équilibrés. Actuellement, l'impression est que le mouvement olympique est le partenaire le plus fort. Il faut renforcer le rôle des gouvernements", a ajouté l'actuelle vice-présidente de l'AMA.

L'AMA est financée par le Comité international olympique (CIO) et les Etats membres, ses deux piliers. Son président est issu, en alternance, du mouvement olympique ou d'un gouvernement. L'actuel président de l'AMA, l'ancien champion de badminton britannique Craig Reedie, est membre du CIO et passera la main en 2019 après deux mandats.

Sa candidature survient alors que le monde du sport a été ébranlé ces dernières années par le scandale de dopage institutionnalisé en Russie, notamment aux Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014.

Le CIO avait banni la Russie des Jeux Olympiques de Pyeongchang, tout en acceptant une délégation de 168 athlètes triés sur le volet et autorisés à concourir comme "athlètes olympiques de Russie".

En mars, lors d'un symposium de l'AMA à Lausanne, elle avait prononcé un discours interprété comme une entrée en campagne, critiquant de manière voilée le mouvement sportif et le CIO pour la gestion du dossier russe.

"Ce qui s'est passé avant, pendant et après les jeux Olympiques de Pyeongchang a semé la confusion. Nous devons mettre la pression sur les organisations sportives pour qu'elles comprennent que ces processus diminuent la crédibilité de toute la communauté antidopage", avait-elle lancé.

"Il est crucial de sortir des conflits d'intérêts", avait-elle ajouté, une critique récurrente à l'égard des fédérations internationales face au dopage.

Alors que l'AMA refuse toujours de lever la suspension de l'agence russe antidopage Rusada, le CIO avait réintégré le Comité olympique russe quelques jours après la fin des Jeux de Pyeongchang.

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