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Amender le "backstop", seule alternative au Brexit dur le 29 mars (Hunt)

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Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a estimé mercredi que des changements au "backstop" étaient la "seule voie" pour éviter un Brexit dur, lors d'un discours à Berlin le 20 février 2019Odd ANDERSEN

Des changements contraignants au "filet de sécurité", ou "backstop", censé éviter le retour d'une frontière physique en Irlande, sont la "seule voie" pour éviter un Brexit dur, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie britannique.

"C'est vraiment la seule voie pour sortir de cette situation", a dit Jeremy Hunt lors d'un discours à Berlin, ajoutant : "je pense que le problème avec une extension (du délai au-delà du 29 mars) est que cela ne résoudrait rien".

Pour M. Hunt, il revient à l'UE d’accepter "un changement simple mais important" au filet de sécurité pour que la Royaume Uni puisse avoir la garantie qu'il ne se retrouvera pas indéfiniment coincé dans une union douanière avec l'Union européenne.

"Si nous pouvons faire ce changement, alors nous sommes confiants en notre capacité à faire passer l'accord" au Parlement, a-t-il dit, alors que la Première ministre Theresa May est à Bruxelles pour plaider sa cause.

La Parlement britannique a rejeté en début d'année l'accord de sortie de l'UE négocié pendant deux ans par Bruxelles et Londres en raison du "filet de sécurité", et Mme May réclame en conséquence des changements contraignants à celui-ci.

"Je pense que les gens veulent passer à autre chose, et veulent prouver que l'on peut avoir un Brexit qui respecte le résultat du référendum et qui garantisse que l'on reste amis avec nos voisins en Europe", a souligné M. Hunt.

Le "filet de sécurité" ("backstop" en anglais) ne serait déclenché qu'en dernier recours, si les deux parties ne trouvaient pas de meilleure solution après le Brexit pour éviter le retour redouté d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

Au Royaume-Uni, les partisans d'une rupture nette avec l'UE y voient un "piège" qui risque de garder leur pays arrimé éternellement au bloc continental. Mme May cherche donc à les rassurer en obtenant des garanties de Bruxelles sur le caractère conditionnel et temporaire de cette mesure qu'elle avait acceptée.

Mais le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, "a réitéré que les 27 ne rouvriraient pas le traité de retrait" négocié avec Mme May, mais rejeté par les députés britanniques.

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