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Amical: Allemagne et Espagne se neutralisent à Düsseldorf

Amical: Allemagne et Espagne se neutralisent à Düsseldorf
Le défenseur allemand Joshua Kimmich (D) et le milieu de terrain espagnol se disputent le ballon durant un match amical à Düsseldorf, le 23 mars 2018Patrik STOLLARZ

Les affiches tiennent parfois leurs promesses. L'Allemagne et l'Espagne, les deux derniers champions du monde, se sont livré un duel de haute tenue vendredi à Düsseldorf, conclu par un match nul 1-1.

Rodrigo Moreno a ouvert le score dès la 6e minute pour l'Espagne, et Thomas Müller lui a répondu avant la pause (35e).

"Le score est logique", a admis le sélectionneur de la Roja Julen Lopetegui: "On ne peut pas prétendre dominer 90 minutes contre les Allemands, mais nous avons essayé de jouer toutes nos cartes (...) Nous avons joué avec personnalité, ambition, rigueur et confiance en ce que nous sommes".

"C'est difficile d'enlever leur enthousiasme aux Espagnols, mais on peut au moins leur rendre la vie difficile", s'est pour sa part félicité Thomas Müller.

Pour cette rencontre de prestige entre deux équipes favorites du Mondial en Russie, les entraîneurs avaient joué la sécurité.

Du côté des tenants du titre, l'ossature de l'équipe sacrée au Brésil était là, avec Boateng, Hummels, Kroos, Özil, Müller... L'attaquant du Paris SG Julian Draxler était également titulaire.

Pour l'Espagne, Lopetegui alignait devant le gardien de Gea un bloc expérimenté, avec Ramos et Piqué en défense centrale et l'inusable Inesta au milieu.

Encore à la recherche de la meilleure animation offensive, le sélectionneur espagnol avait aussi choisi d'associer devant Moreno et Silva, tous les deux actuellement en réussite devant le but en Liga. Le scénario du match allait lui donner raison.

- Inesta et Silva en vue -

L'Espagne trouvait la faille la première. Moreno réussissait un grand pont sur Hummels dans la surface et battait ter Stegen, le portier de Barcelone, dès la 6e minute.

Le match, entre deux équipes qui pressaient très haut au risque de se découvrir, s'équilibrait ensuite, même si le patron du milieu de terrain était à l'évidence Inesta et ses 33 ans, au départ de la plupart des actions espagnoles et jamais très loin de leur conclusion. Lopetegui décidait cependant de le ménager et le remplaçait à la pause par Saul Niguez.

L'autre homme très en vue était Silva, positionné sur l'aile droite dans le schéma de départ, mais qui décrochait très souvent pour faire l'essuie-glace sur tout le front de l'attaque et jouer le rôle d'accélérateur du jeu.

La Mannschaft, s'appuyant plus sur le collectif que sur ses individualités, revenait au score à la 35e minute. Müller, servi plein centre à 20 m du but par Khedira, plaçait un superbe tir en lucarne, hors de portée de De Gea (1-1).

La sortie d'Inesta à la pause donnait à l'Allemagne l'opportunité de reprendre le contrôle de l'entre-jeu, et les champions du monde se créaient plusieurs occasions franches, dont une tête sur la barre de Hummels (65e).

Mais le score restait figé, permettant à l'Allemagne de mener 9 victoires à 7 dans ses confrontations contre l'Espagne, pour désormais 7 matches nuls.

"Les deux équipes ont pris des risques et ça a donné un spectacle intense", a commenté Löw, "nous avons montré que nous pouvions aussi faire courir les Espagnols avec notre jeu de passes et de combinaisons".

Avec 22 matches sans défaite, Löw n'est plus qu'à une unité du record de la Mannschaft (23 rencontres sans défaite, entre octobre 1978 et décembre 1980 sous Jupp Derwall).

Lopetegui est toujours invaincu en 17 matches depuis sa nomination à l'été 2016.

Mais les rencontres de mardi, contre le Brésil pour Löw et l'Argentine pour Lopetegui, risquent l'une et l'autre d'interrompre la série.

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