Les Andorrans votent pour leur nouveau gouvernement

avortement

Plus de 27.000 Andorrans ont commencé à voter dimanche matin pour élire pour quatre ans les 28 membres du parlement de cette principauté, le Conseil général, chargé de désigner le chef du gouvernement, a constaté un correspondant de l'AFP.

A l'issue des dernières élections, en mars 2015, le parti Democrates per Andorra d'Antoni Marti avait conservé la majorité absolue avec 15 sièges sur 28.

Ce parti de centre-droit, au pouvoir depuis 2011 et aujourd'hui conduit par l'ex-ministre de l'Intérieur Xavier Espot, part une nouvelle fois favori du scrutin dont les résultats seront connus dans la nuit de dimanche à lundi.

Toutefois, les socialistes et les libéraux, qui mènent l'opposition de centre-gauche, sont résolus à lui compliquer la tâche, en faisant campagne sur une nécessaire reconversion et modernisation du pays.

Ce scrutin se déroule sur fond de grogne sociale: le micro-Etat pyrénéen, réputé pour son commerce détaxé et son tourisme hivernal, a été le théatre de trois manifestations depuis mars 2018, du jamais vu en 85 ans.

Les manifestants protestaient contre une réforme de la fonction publique, une situation sociale dégradée et la cherté de l'immobilier.

Le gouvernement sortant d'Antoni Marti avait finalement lâché du lest en janvier, décrétant notamment une hausse du salaire minimum.

Autre sujet-clé de cette élection : l'avortement. Parmi les réformes à mener, le chef de file des libéraux, Jordi Gallardo, cite notamment sa dépénalisation alors que l'avortement est actuellement totalement proscrit même en cas de viol ou de danger pour la santé.

Face à l'alliance socio-libérale, les partis centristes et de droite, dont la majorité sortante, excluent de changer la législation en vigueur. Le risque, selon le candidat du parti centriste "Tercera via", Josep Majoral, serait de casser l'équilibre institutionnel.

Coprince du micro-Etat avec le chef de l’État français, l'évêque de la ville catalane de la Seu d'Urgell a en effet menacé de se retirer si l'avortement devait être légalisé.

Environ 80.000 personnes habitent en Andorre, mais seuls les 27.278 détenteurs de la nationalité andorrane ont le droit de vote.

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