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Attentat déjoué aux Pays-Bas: "Il s'agissait d'un grand événement, probablement le semi-marathon d'Amsterdam"

Attentat déjoué aux Pays-Bas:

Sept terroristes présumés ont été interpellés aux Pays-Bas. Selon les autorités, ces hommes avaient un grand projet d'attentat en préparation. Claude Moniquet, expert en contre-terrorisme, était invité sur le plateau du RTLINFO 13H pour faire le point sur ces arrestations qui relancent la crainte d'un attentat majeur en Europe.


De quelle cible s'agissait-il?

Claude Moniquet: "On parle d'un grand événement; cela peut être un événement culturel ou sportif. Evidemment, comme le semi-marathon d'Amsterdam aura lieu le 21 octobre, c'est à celui-là qu'on pense. Et comme celui-ci a lieu dans 3 semaines, cela peut expliquer pourquoi la police a décidé d'agir hier, de manière décisive."


On a frôlé un attentat majeur. Cela veut-il dire que des cellules organisées peuvent encore agir en Europe?

Claude Moniquet:"Oui bien entendu. Mais c'est devenu assez rare. Ce qu'on a eu depuis l'été 2017, c'est essentiellement des attaques individuelles ou au couteau, comme celle qu'on a eue à la gare d'Amsterdam. On a eu des projets d'attaque de cellules qui ont été déjoués. Mais on voit avec ce projet d'attaque hollandais qu'il y a toujours des cellules, des gens qui ont voulu regagner la Syrie et ces gens nourrissent toujours les mêmes plans et les mêmes idées de mener des opérations en Europe contre les pays qui ont formé la coalition."


Les Pays-Bas sont-ils un nouveau repère pour les terroristes?

Claude Moniquet: "Je ne dirai pas nouveau parce que si on se rappelle bien en 2003 et 2004, à l'époque d'Al-Qaida, on a eu des plans déjoués par de très jeunes personnes radicalisées. Elles avaient 16, 17 ans à l'époque. Aux Pays-Bas, les structures socio-économiques ressemblent à celles qu'il y a en Belgique et en France. Ces franches radicalisées existent. Mais là, il y a un réveil des djihadistes hollandais. On l'a vu depuis l'attaque de la gare d'Amsterdam, et depuis l'attaque qui a été déjouée hier, qu'il y a un réveil. Ces gens ne peuvent plus partir pour la Syrie. Sur place, il y a une défaite et il y a une envie de vengeance, donc ils doivent agir, ici en Europe, et c'est peut-être là que se trouve actuellement le plus grand danger... en Europe."

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