Attentats à Bruxelles - deux ans après - La Fondation européenne pour la démocratie met en garde contre les radicaux "non violents"

(Belga) La Fondation européenne pour la démocratie (European Foundation for Democracy), un institut créé à Bruxelles pour prévenir le radicalisme, appelle jeudi les gouvernements et institutions de l'Union européenne à cesser de soutenir des groupes qui ne s'inscrivent pas dans les valeurs démocratiques. Deux ans après les attentats de Bruxelles, il faut continuer à contrer le radicalisme à la source, même quand il n'y a pas d'appel explicite à la violence, indique la Fondation, qui organise jeudi un colloque sur le sujet.

"Les gouvernements et l'Union européenne ont sans aucun doute intensifié leurs efforts pour faire face au fléau du terrorisme ces deux dernières années. Cependant, il y a un vrai danger que ces efforts soient minés par le soutien à des groupes dont les idéologies vont à l'encontre du fondement des démocraties libérales d'Europe", craint Roberta Bonazzi, la présidente de la Fondation européenne pour la démocratie. En Belgique, la commission parlementaire sur les attentats de Bruxelles a montré le rôle de la Grande Mosquée du Cinquantenaire dans la propagation du wahabisme, souligne la Fondation. Or, encore aujourd'hui, certains gouvernements ont "trop peur" de poser des questions sensibles aux groupes qu'ils soutiennent, estime-t-elle. Les Etats doivent d'urgence développer "une compréhension plus profonde du rôle joué par l'idéologie dans le processus de radicalisation" et prendre conscience du "danger des groupes radicaux qui se disent non violents", recommande l'organisation. Ils doivent aussi sélectionner plus rigoureusement les bénéficiaires d'argent public, fournir des outils directement utilisables par les enseignants et éducateurs et, enfin, davantage impliquer la société civile dans la prévention de la radicalisation. (Belga)

Vos commentaires