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Bayonne: manifestation de soutien à quatre prisonniers basques

Bayonne: manifestation de soutien à quatre prisonniers basques
1.600 personnes manifestent à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) pour réclamer la libération de quatre prisonniers basques français, le 16 juin 2018Iroz Gaizka

Environ 1.600 personnes ont manifesté sans incident, samedi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), à l'appel de plusieurs organisations pour réclamer la libération de quatre prisonniers basques français, dont trois sont incarcérés en France et un quatrième en Espagne.

Les manifestants ont défilé à l'appel de "Bagoaz" ("J'y vais", en français), un collectif composé de 25 organisations dont la Ligue des droits de l'Homme.

En tête du cortège qui s'est mis en marche dans le centre ville peu après 17H00, était déployée une grande banderole où l'on pouvait lire "Pas un jour de plus".

Les familles et proches des quatre détenus basques brandissaient des pancartes à leur effigie. Le cégétiste et ancien candidat (NPA) à la présidentielle Philippe Poutou était venu de Gironde pour les soutenir, et " dénoncer le régime d'incarcération des prisonniers basques".

"Bagoaz" dénonce le rejet par la justice française de chacune des "demandes de libération conditionnelle à laquelle les trois détenus sexagénaires ont pourtant droit", selon le collectif. Leur peine de sûreté a été fixée à 15 ans pour Jon Parot, et 19 ans pour Xistor Haranburu et Jakes Esnal, "mais la justice oppose un refus", font valoir les militants du collectif.

Il demande également la libération d'Unai Parot, incacéré depuis 1990 dans le sud de l'Espgane.

"Derrière l'argumentaire juridique des procureurs et des juges, il y a clairement d'une motivation politique", selon les militants de "Bagoaz". Ils rappellent que le désarmement de l'ETA le 8 avril 2017 et sa dissolution le 3 mai 2018 ont pourtant "marqué une étape importante dans la résolution du conflit". Il est donc "nécessaire", selon Bagoaz de "reconnaitre toutes les conséquences du conflit et de travailler à la réconciliation".

Le dialogue s'est ouvert avec la France en vue d'un rapprochement des prisonniers, c'est pourquoi la mobilisation doit se poursuivre "jusqu'au retour à la maison du dernier prisonnier et du dernier réfugié politique", fait encore valoir le collectif.

Xistor Haranburu détenu en France, tout comme Jakes Esnal et Jon Parot, ainsi que Unai Parot incacéré en Espagne, ont été interpellés en 1990 pour actes terroristes. Ils appartenaient au commando itinérant d'ETA, uniquement composée de Français. Tous les quatre sont accusés d'avoir participé à des attentats meurtriers.

Xistor Haranburu, Jakes Esnal et Jon parot ont été condamnés en France en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité.

Unai Parot, lui, a été condamné par la justice espagnole à plusieurs sentences représentant 5.145 années de réclusion criminelle.

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