En ce moment
 

Berlusconi de nouveau renvoyé en justice pour subornation de témoin

Berlusconi de nouveau renvoyé en justice pour subornation de témoin
Silvio Berlusconi, l'ancien Premier ministre italien et chef du parti Forza Italia à Rome, le 7 mai 2018 Tiziana FABI
Italie

Silvio Berlusconi a été renvoyé mercredi une nouvelle fois en justice pour subornation de témoin par un magistrat de Rome, énième volet du scandale "Rubygate" et des fameuses soirées "bunga-bunga".

Dans cette affaire, l'ex-chef du gouvernement italien est accusé par le parquet d'avoir versé au cours des années 157.000 euros à Mariano Apicella, un chanteur napolitain qui a accompagné à la guitare de nombreuses soirées organisées par M. Berlusconi.

M. Apicella est pour sa part renvoyé en justice pour faux témoignage et le procès devrait s'ouvrir le 23 novembre à Rome.

Ce renvoi en justice a été prononcé dans le cadre d'une affaire appelée par les médias italiens Ruby-ter.

Le premier procès Ruby, plus connu comme "Rubygate", du nom de la jeune Marocaine Karima El-Mahroug, dite Ruby, et des fameuses soirées "bunga-bunga", a valu à M. Berlusconi une condamnation en première instance à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

Le magnat des médias a cependant été définitivement acquitté en mars 2015 par la Cour de cassation dans ce volet.

Le procès Ruby-bis concerne deux proches de Silvio Berlusconi accusés de lui avoir fourni de jeunes prostituées pour ses soirées "bunga-bunga", condamnés en appel à 4 ans et 7 mois de prison pour l'un et à 2 ans et 10 mois pour l'autre.

Le procès Ruby-ter porte d'une manière générale sur les versements effectués par Silvio Berlusconi à diverses personnes, jeunes femmes et musiciens ayant participé à ses soirées, en échange de leur silence.

Selon le parquet, la "bienveillance" de ces jeunes femmes a coûté à Silvio Berlusconi dix millions d'euros entre 2011 et 2015, dont sept millions pour la seule Ruby, mineure lorsqu'elle a participé aux fameuses soirées: argent liquide, cadeaux, voitures, mise à disposition de logements, paiement de factures et de frais médicaux.

En vertu de la loi italienne, le tribunal de la ville où a été effectué le premier versement visant à acheter un témoignage favorable devient celui chargé de juger l'affaire.

Ruby-ter se développe ainsi parallèlement devant plusieurs tribunaux italiens, entre autres Milan, Sienne, Rome ou Turin.

Le parquet de cette dernière ville a lui aussi demandé mercredi le renvoi en justice de Silvio Berlusconi et le verdict devrait être connu le 1er juin.

Vos commentaires