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Brexit - Les PME allemandes trop peu préparées à un Brexit désordonné

BREXIT

(Belga) Beaucoup de petites et moyennes entreprises allemandes ne sont pas bien préparées à la possibilité d'un Brexit désordonné, a expliqué mardi un représentant de la Banque fédérale allemande au quotidien économique Handelsblatt.

"Je suis cependant inquiet que de nombreuses entreprises clientes (des banques, ndlr) ne se soient pas suffisamment penchées sur les conséquences du Brexit sur leurs finances", a indiqué au journal allemand Joachim Wuermeling, membre du directoire de la Banque centrale allemande. "C'est pourquoi nous appelons toutes les entreprises et tous les clients privés à réagir au plus tard maintenant aux sommations correspondantes des banques" d'ajuster les contrats en vue du Brexit, a-t-il déclaré. "Dans le pire des cas, des relations contractuelles importantes ne (pourront) pas être maintenues et les transactions nécessaires effectuées", a-t-il poursuivi. Le risque concerne les petites et moyennes entreprises ainsi que les firmes familiales plutôt que les sociétés cotées à la Bourse de Francfort, a souligné auprès du Handelsblatt Oliver Wagner, patron de l'Association des banques étrangères en Allemagne, alertant en particulier sur les accords de crédit signés avec des partenaires londoniens. Les entreprises peuvent obtenir des prêts similaires dans les succursales des banques concernées en Allemagne, a observé M. Wuermeling. "Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain". En cas de "Brexit dur", les livraisons de marchandises pourraient être par ailleurs perturbées et les paiements qui en découlent également, a insisté de son côté un membre de la Commerzbank, qui s'inquiète de possibles manques de liquidités de certains fournisseurs allemands. La baisse des importations en provenance de l'Union européenne vers le Royaume-Uni en cas de "Brexit dur" menacerait même à elle seule plus de 600.000 emplois dans le monde, selon une étude allemande publiée lundi. Selon des calculs de chercheurs de l'institut IWH, se basant sur l'hypothèse d'un recul de 25% au Royaume-Uni de la demande pour des produits européens, 103.000 emplois seraient menacés en Allemagne et 50.000 en France. Censé quitter l'Union européenne le 29 mars, le Royaume-Uni est en plein flou quant à la forme que prendra ce divorce historique, les députés britanniques ayant massivement rejeté le 15 janvier l'accord négocié pendant de longs mois avec Bruxelles par la Première ministre Theresa May. (Belga)

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