En ce moment
 
 

Brexit: "On ne peut se permettre un doute sur la validité des élections européennes"

Brexit:

(Belga) Les Premiers ministres des trois pays du Benelux, réunis pour leur sommet annuel mardi à Luxembourg, ont pressé les autorités britanniques à présenter une marche à suivre pour éviter un Brexit sans accord le 12 avril prochain.

"Aujourd'hui, nous attendons de savoir ce que veut Londres. Les derniers jours ont montré que ce n'était facile" à déterminer, a souligné le chef du gouvernement luxembourgeois Xavier Bettel, alors que son homologue britannique Theresa May ne parvient pas à faire voter l'accord de retrait et que le Parlement lui-même a échoué lundi soir à présenter un scénario alternatif. Concernant la possibilité d'une prolongation longue du Brexit, au-delà des élections européennes, M. Bettel a fait montre de fermeté: pas question de cela si un scrutin européen n'est pas organisé au Royaume-Uni, vu les risques que cela ferait peser sur la validité des élections dans les autres pays de l'Union. Les trois chefs de gouvernement se sont abstenus de commenter d'autres scénarios potentiels, afin de ne pas réduire par leurs propos les possibilités qui restent aux autorités britanniques pour trouver une marche à suivre. "J'espère vraiment pouvoir éviter un Brexit dur, ce serait une mauvaise nouvelle pour les pays du Benelux ainsi que la France, le Danemark, l'Irlande, etc. Ce serait aussi donner une mauvaise image vis-à-vis du monde, que de ne pas être capables de régler cette sortie de façon harmonieuse", a commenté le chef du gouvernement néerlandais, Mark Rutte. "Clarifiez la situation avant le 12 avril, dites-nous ce que vous voulez faire", a-t-il enjoint aux Britanniques. "Hier encore, les votes ont montré l'incapacité du parlement britannique à établir la clarté", a déploré le Premier ministre belge Charles Michel. Il a relevé que la possibilité du maintien d'une union douanière n'avait échoué qu'à trois voix près. "Nous allons voir dans les prochains jours si des pas supplémentaires sont possibles", a-t-il dit en évoquant le travail continu du négociateur européen Michel Barnier. (Belga)

Vos commentaires