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Catalogne : le parlement dénonce une "dérive autoritaire"

Catalogne : le parlement dénonce une
Ines Arrimadas membre du parlement de Catalogne s'exprime lors d'une session du parlement le 1er mars 2018 à BarceloneLLUIS GENE

Le parlement catalan a adopté jeudi une motion dénonçant la "dérive autoritaire" de l'Etat espagnol, et défendant la "légitimité" de l'indépendantiste Carles Puigdemont, président régional destitué par Madrid.

La motion, la première adoptée par le parlement catalan issu des élections du 21 décembre, souligne que la majorité parlementaire est "favorable" à la "constitution d’une Catalogne en tant qu’Etat indépendant" et défend Carles Puigdemont "candidat légitime du parlement à la présidence de la Generalitat".

Le texte évite cependant de défier trop ouvertement l'Etat et ne ratifie pas la déclaration d'indépendance votée le 27 octobre 2017, comme l'aurait souhaité le plus radical des partis indépendantistes, la CUP (candidature d'unité populaire).

Il se borne à souhaiter que cessent les "ingérences" de l'Etat et de la Cour constitutionnelle visant à empêcher la "volonté démocratique" des Catalans, qui souhaitent notamment investir Carles Puigdemont.

Cependant ce texte n'insiste pas sur son investiture.

La motion intervient après des semaines de blocage politique de la Catalogne, depuis que la Cour constitutionnelle a barré la route à une nouvelle investiture de M. Puigdemont, installé en Belgique, où il échappe pour l'instant aux poursuites de la justice espagnole pour "rébellion et sédition".

Le 27 janvier, la Cour constitutionnelle a considéré que son investiture à distance était illégale et qu'il devrait dans tous les cas, s'il souhaitait être investi, obtenir l'autorisation du juge chargé de l'enquête le visant.

Une session prévue le 30 janvier pour l'investir avait du coup été ajournée, et depuis les trois partis indépendantistes débattent sur la stratégie à suivre.

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