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Comment rendre la problématique du chalutage profond captivante: voici la réponse

 

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En anglais, on appelle ça du storytelling ou l'art de raconter une histoire captivante appliqué à des informations qui sous la forme d'un texte simple n'aurait sans doute pas attiré le public. Sur internet, ils sont des milliers à se creuser pour trouver des nouvelles formes de narration qui utilisent le son, les photos, les vidéos, des animations, etc. Pénélope Bagieu, elle, racontait ses vacances à l'aide de petits dessins et de textes joliment mis en page qui se déroulent de haut en bas. Le 18 novembre dernier, elle a raconté les abus du chalutage profond (la pêche dans les grands fonds marins), particulièrement dévastateur pour la faune marine et, semble-t-il peu rentable, à l'aide de données qui lui ont été fournies par l'association écologiste Bloom.

Commençant par rappeler l'importance des océans et leur richesse, la bloggeuse-dessinatrice décrit les ravages causés par le chalutage profond qui ramasse sans distinction tout ce qui vit sur le fond marin, y compris des coraux millénaires, pour ne récupérer que trois espèces de poissons qui finiront sous la forme de plats préparés à base de poisson. Le distributeur Intermarché qui détient la majeure partie de la flotte pratiquant ce type de pêche.

> VOIR L'HISTOIRE DU CHALUTAGE PROFOND DESSINEE/RACONTEE PAR PENELOPE

Stop ou encore: le Parlement européen va en discuter

L'opportunité d'arrêter ou, en tout cas, de réguler d'avantage le chalutage profond, sera débattu prochainement au Parlement européen. Celui-ci nuirait "gravement à l'environnement sans pour autant avoir des retombées économiques positives" notamment en termes d'emplois, estime une étude publiée ce mardi 19 novembre par un institut de recherche britannique. "Chaque tonne de poissons capturés par cette technique représente un coût situé entre 388 et 494 euros pour la société" si on compare les revenus générés par ce type de pêche aux subventions versées et à son coût pour l'environnement (consommation de carburant, rejet de poissons), selon ce document.

La surexploitation appartient-elle au passé ?

Mais selon le quotidien Ouest France qui a mis autour de la table pêcheurs et écologistes, la situation n'est plus aussi sombre qu'auparavant (lire l'article). Philippe Ladame, le porte-parole des Verts, y reconnaît que "si l'on s'en tient aux données d'Ifremer (L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) de ces six dernières années, on peut dire que oui, la pêche profonde est durable""Oui, nous étions en surexploitation. Mais depuis, la flottille des navires hauturiers a diminué de moitié. Sont intervenues les mesures européennes, complètement nécessaires. Nous avons maintenant quatorze ans de collaboration avec les scientifiques. Nous sommes totalement transparents. Nos bateaux sont grands ouverts. La difficulté est qu'on se heurte à la malhonnêteté intellectuelle de gens qui savent faire de la com' et pour qui tous les coups sont permis", se défend le directeur de la Scapêche, la flotte d'Intermarché de chalutage profond.




 

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