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Crise des migrants - L'accès aux soins et services difficile pour les mineurs dans les pays nordiques

Crise des migrants - L'accès aux soins et services difficile pour les mineurs dans les pays nordiques
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(Belga) Les pays nordiques doivent encore améliorer l'accès aux soins et à l'éducation des mineurs migrants et réfugiés, ressort-il d'un rapport du centre de recherche de l'Unicef publié mardi.

Dans son rapport intitulé "Protégés sur papier? Une analyse des réponses des pays nordiques aux enfants demandeurs d'asile", l'Unicef souligne la tendance de ces pays à faire passer leurs lois nationales sur l'immigration avant leurs obligations internationales, reprises par la Convention relative aux droits de l'enfant. Le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège et la Suède sont plutôt de bons élèves en matière de protection de l'enfance, tempèrent les auteurs du rapport, mais un écart persiste entre les mesures adoptées et leur application. Et cette différence a des conséquences concrètes pour les jeunes migrants, qui sont exposés à des risques importants en termes de protection, de santé et d'éducation durant la procédure de demande d'asile. En effet, pointe d'abord l'Unicef, ce sont souvent des agents de l'immigration et non des experts en protection de l'enfance qui sont amenés à prendre des décisions critiques pour ces mineurs. L'intérêt de l'enfant n'est donc pas évalué de manière uniforme pour tous les mineurs réfugiés. Ensuite, le centre de recherche déplore le flou qui persiste parfois sur la désignation par les services de l'immigration des tuteurs qui accueillent des enfants migrants non-accompagnés ou séparés de leurs parents. "Les services de protection de l'enfance devraient établir des procédures claires pour le recrutement, la formation, la supervision et le soutien de ces tuteurs", préconise dès lors l'Unicef. Si l'accès aux traitement médicaux de base est généralement bien assuré au nord, l'étendue de la couverture santé de ce public varie fortement entre Etats et municipalités. Or, les problèmes de santé mentale ne sont pas toujours pris en charge malgré leur progression chez ces enfants, soumis à de longues périodes d'incertitude quant à leur statut légal. En matière d'éducation, l'organisme regrette en outre le temps d'attente trop long auxquels sont soumis les mineurs réfugiés pour accéder au système scolaire classique. Enfin, le rapport fait état de certains cas d'enfants demandeurs d'asile enfermés, pour de courtes périodes, alors que la législation nationale interdit la détention de mineurs. Dans d'autres cas, les enfants sont expulsés avec leur famille ou renvoyés dans leur pays à la majorité. Au total, l'Unicef estime à 50 millions le nombre d'enfants migrants dans le monde. (Belga)

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