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Démantèlement d'une filière d'immigration clandestine en France

Démantèlement d'une filière d'immigration clandestine en France
Une filière d'immigration clandestine, qui a acheminé depuis un an 2.500 à 3.000 ressortissants albanais et kosovars en FrancePHILIPPE HUGUEN

Une filière d'immigration clandestine, qui a acheminé depuis un an 2.500 à 3.000 ressortissants albanais et kosovars en France, a été démantelée et neuf personnes ont été inculpées, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Quatorze personnes ont été interpellées récemment en région parisienne et dans le nord-est du pays, et neuf d'entre elles, dont les quatre organisateurs du réseau, ont été inculpées, a-t-on précisé.

Les inculpations portent sur l'"aide à l'entrée ou au séjour irrégulier d'un étranger sur le territoire français en bande organisée", a indiqué à l'AFP Frédéric Nahon, procureur de la République de Chaumont (nord-est), précisant que trois personnes avaient été écrouées.

"Des bus quittaient l'Albanie, transitaient par différents pays et allaient jusqu'en France, en faisant des dépôts dans d'autres pays comme l'Italie, l'Allemagne et la Belgique", a expliqué à l'AFP le directeur de la Police aux frontières de la zone est de la France, Christian Lajarrige.

Les passagers kosovars ou albanais étaient déposés en France principalement à Metz et Strasbourg, à raison de quatre bus en moyenne par semaine. Certains arrivaient aussi en France par avion.

"2.500 à 3.000 personnes ont pu bénéficier de ces modalités d'accueil" avec un billet payé 200 euros, soit un bénéfice estimé à 600.000 euros, a précisé M. Lajarrige. A ce montant s'ajoutent "la prise en charge et l'accompagnement (qui) peuvent être estimés de 600 euros à 2.000 euros" par personne, a-t-il ajouté.

"Ces personnes bénéficiaient, dans un premier temps, d'une aide pour l'hébergement et potentiellement d'une aide pour leurs démarches de demande d'asile", a dit M. Lajarrige, précisant que "des document appuyant les demandes d'asile" avaient été saisis dans deux bus interceptés cette semaine à Metz et Strasbourg.

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