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Des "défaillances" sécuritaires lors de l'attentat de Westminster

(Belga) La mort d'un policier tué lors de l'attentat près du Parlement britannique en mars 2017 aurait peut-être pu être évitée si des policiers armés avaient été présents, a conclu mercredi une enquête indépendante, dénonçant des "défaillances".

Le policier Keith Palmer, 48 ans, avait été poignardé à mort le 22 mars devant le Parlement par Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police qui venait de faucher des piétons avec sa voiture sur le pont de Westminster. Au total, cinq personnes avaient péri dans cette attaque revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI). L'assaillant a été tué par un policier armé. L'attaque de Massood a été "féroce", a estimé le coroner, Mark Lucraft, fonctionnaire qui dirige cette enquête indépendante chargée de faire la lumière sur ces décès au nom de la Couronne. Keith Palmer n'était pas armé et posté devant l'une des entrées du Parlement de Westminster. Il est allé à la rencontre de son assaillant alors que ce dernier s'approchait du portail. "Il a agi de manière très courageuse", a dit le coroner. "Il accomplissait sa tâche pour protéger le palais et ceux qui s'y trouvaient". Mais il n'y avait pas de policiers armés à proximité immédiate, a-t-il relevé. "En raison de défaillances dans le système de sécurité (...), les policiers armés n'étaient pas au courant de la nécessité de rester à proximité du portail", a-t-il poursuivi. "S'ils avaient été stationnés là, ils auraient pu empêcher que le policier soit mortellement blessé". Se disant "profondément désolé" de n'avoir pas pu protéger Keith Palmer, le chef de l'antiterrorisme, Neil Basu, a dit "accepter sans réserve les conclusions" du coroner, en saluant son enquête "rigoureuse", dans une déclaration télévisée. Les mesures de sécurité autour du Parlement ont "considérablement changé" depuis l'attaque et "nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les améliorer encore", a-t-il ajouté. Michelle Palmer, la veuve du policier, a déploré que son mari ait été laissé "sans protection" pour garder une entrée "d'un des bâtiments les plus emblématiques du monde et dans un pays constituant une des principales cibles terroristes", citée par l'agence Press Association. Si d'autres policiers avaient été présents, "il serait toujours là aujourd'hui", a-t-elle ajouté. Le Royaume-Uni a été frappé en 2017 par une vague d'attentats, la plupart revendiqués par l'EI. (Belga)

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