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Dopage: le Royaume-Uni se joint aux critiques à l'encontre de l'AMA

Dopage: le Royaume-Uni se joint aux critiques à l'encontre de l'AMA
Le Royaume-Uni se joint aux critiques à l'encontre de l'AMA le 18 septembre 2018Marc BRAIBANT
sport, Russie

La présidente de l'Agence britannique antidopage Nicole Sapstead s'est jointe mardi au concert de critiques à l'encontre de la décision à venir de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de lever les sanctions contre la Russie et son système de dopage .

"Je ne considère pas cela comme un fonctionnement normal. Je pense que pour prendre une décision si cruciale, il faut consulter ses partenaires et en premier lieu les athlètes, pas se mettre à la table des négociations à 11h00 du soir," a déclaré Nicole Sapstead.

"Ca donne une mauvaise image, vraiment mauvaise. Qu'est-il arrivé à notre devoir de responsabilité et de transparence ? Je ne comprends pas que les athlètes et les agences nationales aient eu si peu de temps pour répondre et se prononcer sur une question aussi importante," a ajouté la présidente de l'UKAD.

Comités des sportifs, agences nationales antidopage, notamment les agences américaine et française, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer la décision de l'AMA qui devrait être confirmée jeudi lors de son comité exécutif aux Seychelles.

La vice-présidente de l'AMA elle-même, la ministre norvégienne Linda Helleland, qui sera candidate en 2019 à la présidence de l'Agence, a annoncé qu'elle voterait contre cette décision.

"L'AMA a voulu faire un tour de passe-passe et s'est fait prendre la main dans le sac", a aussi accusé lundi, dans un entretien à l'AFP, le patron de l'Agence américaine antidopage Usada, Travis Tygart.

Dans ce contexte, les leaders de treize agences antidopage -dont les Etats-Unis, la France, le Canada, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Japon et la Pologne- ont appelé l'AMA à repousser la levée des sanctions.

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