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Élections en Suède: l'extrême-droite se considère comme "les grands gagnants", mais...

Élections en Suède: l'extrême-droite se considère comme

Sans atteindre ses objectifs, l'extrême droite suédoise affirme avoir gagné. Avec 62 mandats et 17,6% des suffrages, elle progresse de près de cinq points, mais échoue à devenir le deuxième parti du pays.

Le chef du parti Démocrates de Suède (SD), formation anti-immigration, nationaliste et europhobe, a estimé être sorti gagnant du scrutin dimanche, après avoir connu une important progression dans les votes engrangés. Toutefois, le parti d'extrême droite n'a pas obtenu la seconde place qu'il grugeait.

Les Démocrates de Suède sont loin de réaliser la percée annoncée par le président, Jimmie Åkesson, qui disait encore dimanche miser sur entre "20 et 30%" des voix.

Les Démocrates de Suède (SD), formation anti-immigration, nationaliste et europhobe obtiendrait 17,7% des votes, après 12,9% en 2014, échouant à devenir le deuxième plus grand parti de Suède.

Mais s'ils progressent moins qu'entre 2010 et 2014, les Démocrates de Suède se sont durablement imposés dans le débat politique et émergent en faiseur de rois entre les deux blocs.

"Nous sommes les grands gagnants de cette élection (...). Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise", a lancé un Jimmie Åkesson triomphant à ses partisans réunis dans un restaurant de la capitale. "Je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier", a-t-il ajouté.

Le scrutin s'avère également décevant pour les conservateurs d'Ulf Kristersson qui perdent 3,5 points en quatre ans, atteignant 19,8% des voix.


Le Premier ministre appelle l'opposition démocratique à faire barrage à l'extrême-droite

Le Premier ministre social-démocrate suédois, Stefan Löfven, s'est dit déterminé à rester à la tête du gouvernement et à faire barrage à la formation anti-immigration qui se voit faiseur de rois. Mais il a tendu la main à l'opposition de centre-droit. "Une chose est sûre, personne n'a obtenu de majorité. Il est donc naturel de lancer une collaboration entre les blocs", a déclaré Stefan Löfven.

Avec les écologistes et le Parti de gauche, la gauche possède une avance d'un petit siège sur l'Alliance du centre et de la droite, après dépouillement des votes dans 99,8% des circonscriptions. Cette élection a signé "l'enterrement de la politique de blocs", a ajouté le chef de gouvernement, rappelant les partis de centre-droit à leur "responsabilité morale".

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