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Espagne: libération d'un des responsables de l'attentat le plus sanglant d'ETA

Espagne: libération d'un des responsables de l'attentat le plus sanglant d'ETA
Santiago Arróspide Sarasola, alias Santi Potros, dirigeant historique de l'ETA quitte la prison de Villena, après sa libération, le 4 décembre 2014 en EspagneMANUEL LORENZO

Un dirigeant historique de l'ETA, Santiago Arróspide Sarasola, alias Santi Potros, condamné en Espagne pour avoir participé notamment à l'attentat le plus sanglant du groupe armé, est sorti de prison dimanche après 30 ans derrière les barreaux, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.

"Il est sorti tôt ce matin" de la prison de Topas (province de Salamanque, ouest), a déclaré à l'AFP une porte-parole, sans donner davantage de détails.

Coiffé d'une casquette blanche et vêtu d'une tenue de sport, Arróspide Sarasola a quitté le centre pénitenciaire dans la matinée, attendu par trois personnes avec qui il est monté à bord d'un véhicule, sans faire de commentaire aux médias présents, selon les images diffusées par la télévision publique espagnole TVE.

Considéré comme l'un des chefs du groupe séparatiste ETA, il a été condamné à plusieurs reprises, pour un total de près de 3.000 ans de prison, mais a pu sortir après 30 ans, la durée maximale de privation de liberté en Espagne.

Santi Potros avait notamment été condamné pour sa participation à l'attentat le plus meurtrier d'ETA, qui avait fait 21 morts le 19 juin 1987, contre un supermarché Hipercor de Barcelone (nord-est).

D'abord arrêté en France en 1987, Santi Potros avait été extradé vers l'Espagne en 2000.

En prison, Santi Portros s'était éloigné de l'idéologie du groupe armé et avait exprimé ses désaccords concernant l'attentat à la voiture piégée à l'aéroport de Madrid-Barajas, en 2006, qui avait fait 2 morts.

Sa sortie de prison a suscité de vives critiques chez les associations de victimes du terrorisme.

"Ses victimes sont toujours au cimetière, leurs familles poursuivent leur vie, brisées par le fait de voir tant d'injustice", a écrit sur Twitter Miguel Folguera, le président de l'association Plateforme d'aide aux victimes du terrorisme (APAVT).

Le groupe terroriste ETA a tué au total 853 personnes, selon le décompte du gouvernement espagnol, et annoncé sa dissolution en mai après trois décennies de violences et de lutte pour l'indépendance du Pays basque.

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