Espagne : Sanchez affirme son intention de gouverner jusqu'en 2020

Espagne : Sanchez affirme son intention de gouverner jusqu'en 2020

(Belga) Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dont le gouvernement minoritaire ne parvient pas à faire voter son budget depuis son arrivée au pouvoir en juin, a assuré dans une interview diffusée dimanche qu'il avait l'intention de rester à son poste jusqu'à la fin de la législature en 2020.

Des élections municipales, régionales et européennes sont prévues en Espagne le 26 mai 2019 et l'hypothèse à été émise que M. Sanchez décide de convoquer le même jour des élections législatives anticipées, avant le terme prévu de la législature en 2020, notamment s'il n'arrive pas à faire adopter son budget, bloqué par les indépendantistes catalans. "De toute évidence, le budget est très important pour tout gouvernement. Je veux lutter pour qu'il soit adopté au cours du premier trimestre de l'année", a-t-il déclaré au journal catalan La Vanguardia. "Quand des élections sont convoquées, ce n'est pas dans l'intérêt du parti, mais dans l'intérêt du public. Mon objectif est de voir la fin du mandat" du Parlement, a-t-il ajouté. Fin novembre, M. Sanchez avait annoncé qu'il convoquerait des élections anticipées s'il n'arrivait pas à faire adopter le budget 2019. Mais la semaine dernière, M. Sanchez et le chef du gouvernement régional séparatiste catalan, Quim Torra, ont affirmé leur volonté de reprendre le dialogue en vue de trouver une solution à la crise relative au statut de la Catalogne, laissant ainsi espérer que les indépendantistes catalans pourraient apporter leur soutien au projet de budget 2019. Avec seulement 84 députés socialistes dans un parlement qui compte 350 sièges, le gouvernement de M. Sanchez compte sur les indépendantistes catalans pour faire voter ses lois. M. Sanchez est arrivé au pouvoir en juin après un vote de défiance ayant provoqué le départ de son prédécesseur conservateur, avec le soutien des indépendantistes catalans. Mais les indépendantistes avaient annoncé qu'ils ne voteraient pas le budget après les lourdes réquisitions du parquet espagnol début novembre à l'encontre de 18 dirigeants catalans devant être jugés début 2019 pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne. (Belga)

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