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Flambée de violence dans l'est de l'Ukraine: quatre morts, neuf blessés

Russie

(Belga) Quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans l'est séparatiste pro-russe de l'Ukraine, en proie à une flambée de violences sans précédent cette année, ont annoncé lundi les autorités ukrainiennes et rebelles. Ces nouvelles victimes portent à 10 le nombre de morts enregistrés en cinq jours dans l'est de l'Ukraine.

"La semaine passée a été, à bien des égards, la pire de ce qu'on a observé cette année. Au total, nous avons enregistré 7.700 violations de la trêve", a déploré sur Twitter lundi la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), déployée en Ukraine. Deux militaires ukrainiens ont été tués et quatre autres blessés dans le village de Pivdenné, à une quarantaine de kilomètres du bastion séparatiste de Donetsk, a indiqué l'armée ukrainienne dans un communiqué. Ces soldats ont péri dans un affrontement avec "un groupe de reconnaissance et sabotage" séparatiste, découvert tôt le matin en périphérie de ce village contrôlé par Kiev, selon la même source. La police ukrainienne a également annoncé dans la soirée la mort d'un civil tué par balles à Marinka, à une dizaine de kilomètres de Donetsk. Pour sa part, les autorités séparatistes ont fait état d'un combattant tué et un autre blessé dans des affrontements "sur la ligne de front" dans la région de Donetsk, sans autre précision, a rapporté l'agence officielle rebelle DAN. Quatre civils ont également été blessés à Gorlivka, ville sous contrôle séparatiste à une trentaine de kilomètres au nord-est de Donetsk, selon la même source. La situation dans l'est de l'Ukraine s'est dégradée depuis jeudi dernier et ne semble pas en voie d'apaisement. Depuis son déclenchement en 2014, la guerre a fait plus de 10.000 morts dans ce pays situé aux portes de l'Union européenne. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les rebelles, ce que Moscou dément. Depuis les accords de Minsk signés en février 2015, des trêves successives, dont la dernière a été décrétée fin avril, ont permis de réduire le niveau des violences sans toutefois mettre un terme à l'effusion du sang. (Belga)

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