Trois arrestations en France en lien avec l'enquête sur l'attentat de Barcelone

Trois arrestations en France en lien avec l'enquête sur l'attentat de Barcelone
Des messages, fleurs et objets déposés en hommage aux victimes de l'attentat de Barcelone, le 18 août 2017 Josep LAGO

Le ministère de l'Intérieur espagnol a annoncé mardi l'arrestation dans le sud de la France de trois personnes ayant des liens avec Driss Oukabir, membre présumé de la cellule qui avait commis en août 2017 les attentats de Barcelone et Cambrils, en Catalogne.

Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard (sud) et le Tarn (sud-ouest) lors d'une opération menée conjointement avec la police française, ayant aussi débouché sur des perquisitions, a précisé le ministère dans un communiqué.

Les personnes arrêtées à Pont-Saint-Esprit (Gard) et Albi (Tarn) ont été en lien avec Driss Oukabir, mais il n'existe "pas d'éléments à ce stade qui attestent d'une participation aux attentats" commis en Espagne, a indiqué une source proche du dossier interrogée en France.

C'est la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui mène en France les investigations, sur commission rogatoire de juges d'instruction antiterroristes parisiens.

Les papiers de Driss Oukabir avaient servi à louer la camionnette utilisée lors de l'attentat sur les Ramblas de Barcelone. Le conducteur, Younes Abouyaaqoub, avait été tué le 21 août par la police.

Driss Oukabir, un Marocain ayant grandi en Catalogne, est le grand frère de Moussa, 17 ans, un des membres présumés de la cellule qui avait organisé ces attentats le 17 août à Barcelone (15 morts), puis dans la nuit du 17 au 18 dans la station balnéaire de Cambrils (un mort).

Moussa Oukabir et quatre autres jeunes avaient été tués par la police lors de l'attaque à la voiture-bélier perpétrée à Cambrils.

Driss Oukabir avait dans un premier temps assuré que son frère lui avait pris ses papiers pour la location de la camionnette avant d'affirmer qu'il rendait service aux amis de son frère pour "un déménagement", sans pouvoir préciser où il devait avoir lieu.

Dans le dossier français, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 31 janvier des chefs de tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroristes criminelle. Cette enquête confiée à des juges antiterroristes vient poursuivre les investigations conduites en préliminaire par le parquet de Paris.

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