Gazprom relance son litige avec l'Ukraine devant la justice suédoise

Gazprom relance son litige avec l'Ukraine devant la justice suédoise
Gazprom dit avoir déposé cette requête en raison "de l'abus de pouvoir des arbitres et des graves erreurs de procédure"ERIC PIERMONT
Russie

Le géant russe Gazprom a annoncé jeudi avoir lancé une procédure pour contester devant la justice suédoise une partie de la décision de la Cour d'arbitrage de Stockholm le condamnant à verser plus de deux milliards de dollars à l'ukrainien Naftogaz.

"Le 21 mars, Gazprom a déposé une requête auprès de la Cour d'appel du district de Svea (Suède) pour annuler partiellement la décision finale d'arbitrage avec Naftogaz Ukraine au sujet de la livraison" de gaz, a déclaré le groupe dans un communiqué jeudi sans donner davantage de détails.

Le groupe dit avoir déposé cette requête en raison "de l'abus de pouvoir des arbitres et des graves erreurs de procédure".

Début mars, la Cour d'arbitrage de Stockholm a condamné Gazprom à payer 2,56 milliards de dollars à Naftogaz pour solder tous leurs litiges, prévoyant également la reprise des livraisons de gaz russe à l'Ukraine.

Ce jugement avait provoqué la colère de Gazprom, qui a refusé de reprendre ses livraisons comme prévu et dit vouloir rompre son contrat avec Kiev, en vigueur jusqu'en 2019.

Les deux pays ont déjà connu plusieurs "guerres du gaz" depuis 15 ans, dont certaines avaient perturbé les fournitures russes à plusieurs pays européens dont une partie, de moins en moins élevée, transite par l'Ukraine.

Kiev et Moscou sont à couteaux tirés depuis l'arrivée au pouvoir à Kiev de pro-occidentaux à la suite du soulèvement du Maïdan pendant l'hiver 2014 et du renversement de l'ancien président prorusse Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie.

Ce soulèvement a été suivi par l'annexion en mars 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie et par le déclenchement d'un conflit dans l'est de l'Ukraine entre séparatistes prorusses soutenus par Moscou et forces de Kiev, qui a fait plus de 10.000 morts.

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