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GB: 4e semaine de grève des universitaires contre une réforme des retraites

GB: 4e semaine de grève des universitaires contre une réforme des retraites
Les grévistes, ici devant l'entrée d'University College London (UCL) dans la capitale britannique, le 12 mars 2018, s'opposent à un projet de réforme des retraitesTolga AKMEN

Un mouvement social contre une réforme des retraites dans les universités britanniques est entré lundi dans sa quatrième semaine, affectant 65 établissements, a-t-on appris de source syndicale.

Au coeur du conflit se trouve un projet de réforme présenté en janvier par Universities UK (UUK), l'association des universités britanniques.

Selon ce projet, le montant des pensions du personnel universitaire, actuellement fixé et garanti à l'avance, serait indexé sur le marché, et donc fluctuant. L'UUK affirme que cette mesure doit permettre de lutter contre le déficit de 6,1 milliards de livres (6,9 milliards d'euros) du fonds de retraite des universités.

Le syndicat UCU avance de son côté que la réforme priverait en moyenne un maître de conférence d'environ 10.000 livres (11.300 euros) par an.

Mais "ce n'est pas seulement une question d'argent", a déclaré à l'AFP Akane Kawakami, professeure de langue à l'université de Birkbeck de Londres, devant un piquet de grève.

Si la réforme passe, "les gens qui envisagent de devenir universitaires y réfléchiront à deux fois", a-t-elle estimé.

"Nous sommes relativement mal payés pour ce que nous faisons, et une partie de l'attrait de ce travail est la possibilité d'avoir un bon régime de retraite (...) Donc si on enlève cette possibilité, beaucoup plus de gens iront dans d'autres secteurs", a-t-elle ajouté.

L'UCU avait annoncé la semaine dernière la poursuite de cette grève qui menace la préparation des examens de fin d'année, au grand dam de certains étudiants.

"Je soutiens complètement la grève mais à la fin de l'année, nous avons un diplôme à obtenir", a déclaré à l'AFP Saad Qummer, un étudiant en génie chimique de 21 ans. "J'ai eu des cours annulés (...) comment cela va-t-il affecter nos examens?".

La grève touche, à des degrés divers, 65 établissements et un million d'étudiants, selon l'UCU.

Réagissant à la poursuite du mouvement social, l'UUK s'est dite "déçue" alors que les deux parties avaient entamé un dialogue "constructif".

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