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Nouvelle démission au Labour, accusé d'antisémitisme

Nouvelle démission au Labour, accusé d'antisémitisme
Le député travailliste Ian Austin à la Chambre des Communes, sur une photo extraite d'une vidéo du Parlement, le 30 octobre 2018-

Un député du Labour a annoncé vendredi sa démission du principal parti d'opposition britannique, l'accusant d'être rongé par l'antisémitisme et emboitant ainsi le pas à huit autres députés travaillistes qui ont crée un groupe indépendant au Parlement.

"J'ai honte du parti travailliste sous la direction de Jeremy Corbyn", a expliqué Ian Austin dans les colonnes du journal Express & Star. "Le parti est plus dur envers les gens qui se plaignant d'antisémitisme qu'envers les antisémites" a ajouté le parlementaire de 53 ans, dénonçant une "culture d'extrémisme, d'antisémitisme et d'intolérance".

Huit députés travaillistes avaient annoncé leur départ cette semaine, dénonçant à la fois la gestion du Brexit et celle de l'antisémitisme par le leader du parti, Jeremy Corbyn. Ce dernier, issu de l'aile gauche radicale et eurosceptique du Labour, est accusé de ne pas prendre clairement position sur le Brexit et de ne pas réagir assez fermement face aux nombreuses accusations d'antisémitisme au sein de sa formation.

Début août, il avait reconnu que le parti connaissait un "réel problème" d'antisémitisme, avait été "trop lent" à infliger des sanctions disciplinaires dans des cas avérés, et avait affirmé que sa priorité était de "restaurer la confiance" avec la communauté juive.

Le Labour est "institutionnellement antisémite, dans ses processus, son état d'esprit et son comportement", avait déclaré la députée partante Luciana Berger, de confession juive, se disant cible de "milliers de messages insultants et haineux".

Ian Austin estime que "la gauche dure est maintenant aux commandes du parti", faisant écho à l'un des autres démissionnaires, Chris Leslie, qui avait jugé le Labour "pris en otage par l'extrême-gauche".

M. Austin, qui est pro-Brexit, a précisé qu'il ne rejoindrait pas le groupe indépendant, favorable à un second référendum sur la sortie de l'UE, auquel se sont jointes trois députées conservatrices europhiles.

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