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Grande-Bretagne: examen médical d'un policier pour possible exposition au Novitchok

Russie

(Belga) Un examen médical était en cours samedi sur un policier britannique pour une possible exposition à l'agent innervant Novitchok après l'empoisonnement par ce produit d'un couple dans le sud-ouest de l'Angleterre le week-end dernier, a annoncé l'hôpital.

Le policier "a demandé un avis médical en rapport avec l'incident d'Amesbury" où le couple a été empoisonné. Il a été transféré à l'hôpital de Salisbury qui "est en mesure d'effectuer des examens médicaux appropriés", selon un communiqué de l'hôpital. L'incident intervient quatre mois après l'empoisonnement à Salisbury au Novitchok de l'ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille, à l'origine de tensions diplomatiques sans précédent entre Moscou et les Occidentaux. "Le risque d'empoisonnement pour le grand public est bas", a déclaré l'hôpital alors que la police a indiqué qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution" pour son agent. L'homme de 45 ans et la femme de 44 ans, identifiés par un ami comme étant Charlie Rowley et Dawn Sturgess, deux anciens sans-abri, sont toujours hospitalisés dans un état critique après avoir été exposés au poison "après avoir manipulé un objet contaminé". Le couple est tombé malade dans une habitation d'Amesbury, à une douzaine de kilomètres de Salisbury, où avaient été empoisonnés Sergueï et Ioulia Skripal le 4 mars. Le gouvernement britannique a accusé Moscou d'être responsable de l'empoisonnement de Skripal ce que la Russie a démenti. L'affaire a provoqué une crise diplomatique sans précédent avec des expulsions croisées de diplomates russes et occidentaux. Le gouvernement a indiqué cette semaine qu'un lien entre les deux épisodes d'empoisonnement est la piste principale de l'enquête et a demandé à Moscou de s'expliquer. L'agent innervant "Novitchok est un toxique russe mal connu et particulièrement dangereux. Sa conception par des scientifiques soviétiques remonte aux années 1970-1980, les dernières décennies de la Guerre froide Est-Ouest. Les experts occidentaux en savent peu sur ces armes chimiques redoutables. (Belga)

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