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Heurts au cours d'une manifestation de l'extrême droite à Londres

Heurts au cours d'une manifestation de l'extrême droite à Londres
Heurts entre la police et des manifestants qui protestent contre l'incarcération de l'ex-militant d'extrême droite Tommy Robinson le 9 juin à LondresDaniel LEAL-OLIVAS

Des affrontements ont éclaté samedi à Londres entre la police et des centaines de manifestants, dont cinq ont été arrêtés, qui s'opposaient à l'incarcération d'un ancien militant d'extrême droite.

Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders, qui participait au rassemblement, a appelé à la libération de Stephen Yaxley-Lennon, connu sous le pseudonyme de Tommy Robinson, fondateur et ancien dirigeant de l'English Defence League (EDL).

Ce dernier a été emprisonné le mois dernier après avoir diffusé sur les réseaux sociaux les détails d'un procès qui était soumis à une interdiction de publier émise par la justice britannique.

Les manifestants ont bloqué une des principales rues près de Trafalgar Square dans le centre de la capitale, scandant "Libérez Tommy Robinson !" et lançant des fumigènes en direction de la police.

Ils ont également pris le contrôle d'un bus touristique à toit ouvert, brandissant des drapeaux britanniques et gallois, ainsi que des pancartes.

"Des scènes de violence ont eu lieu pendant la manifestation, avec des bouteilles, des barrières métalliques et d'autres objets jetés en direction des policiers", a déclaré la police dans un communiqué, précisant que cinq membres des forces de l'ordre avaient été légèrement blessés.

Deux manifestants ont été arrêtés pour avoir agressé un policier, un pour avoir été en possession d'une arme, un autre pour possession d'une fusée éclairante et un autre pour dégâts infligés à un bus.

Au moment de son arrestation, Tommy Robinson faisait déjà l'objet d'une condamnation avec sursis pour une affaire distincte et avait été averti par un juge qu'il risquait la prison s'il commettait d'autres infractions, selon la BBC.

Il avait alors plaidé coupable et avait été condamné à 10 mois de prison pour outrage au tribunal et trois mois supplémentaires pour avoir enfreint sa peine précédente.

Des restrictions en matière de publication sont imposées dans toutes les procédures judiciaires en Grande-Bretagne afin d'éviter que les jurys soient influencés par les médias.

Tommy Robinson a quitté en 2013 l'EDL, qui organisait des manifestations contre ce qu'elle considérait être la propagation de l'islam radical en Grande-Bretagne, affirmant qu'il ne pouvait plus contenir ses "éléments extrémistes".

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