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A Windsor, la foule chavire pour Meghan et Harry

A Windsor, la foule chavire pour Meghan et Harry
Une fan venue à Windsor assister au mariage princier, le 19 mai 2018DANIEL LEAL-OLIVAS
Mariage

"Comme un rêve", "magnifique": acclamations et applaudissements ont éclaté samedi à Windsor au moment où Harry et Meghan se disaient "oui", lors d'une cérémonie retransmise sur des écrans géants et suivie par des dizaines de milliers de personnes dans toute la ville.

Les ovations ont aussi accompagné la procession en calèche du couple dans les rues de Windsor, la foule, surexcitée, agitant des petits drapeaux britanniques.

Pendant une heure, les yeux rivés sur les écrans, les fans de la famille royale ont suivi la cérémonie de mariage sans en perdre une miette. "Magnifique!", a-t-on entendu dans l'assistance lorsque Meghan est apparue dans une robe en soie blanche de la créatrice britannique Clare Waight Keller pour Givenchy.

La foule, réagissant à chaque moment fort, a aussi repris en choeur la chanson "Stand By Me" qu'interprétait une chorale dans la chapelle St George. "C'est comme un rêve", s'est émerveillée Theodora Torres, une Américaine de 71 ans venue de Los Angeles avec son mari.

Signe de la bonne humeur ambiante, certains ont ri gentiment devant la mine apparemment coincée du prince Philip, et les réactions un peu gênées de Charles et William, pendant la prêche enflammé du pasteur américain Michael Curry... guère dans la tradition de l'Eglise anglicane d'Angleterre.

"Je ne (m'y) attendais pas", a confié Kristin Glithero, un Stetson aux couleurs de l'Union Jack sur la tête. "C'était sympa de voir quelque chose de différent. Son message était beau et la manière dont il l'a fait passer très puissante... mais peut-être un peu trop long pour le public britannique!".

Au final, la cérémonie a fait un tabac parmi les visiteurs, qui ont lancé une ovation assourdissante lorsque, sur les marches de la chapelle, Harry et Meghan se sont embrassés.

"C'était merveilleux", confiait Elizabeth Chambers, 65 ans, qui a fait le voyage depuis le Yorkshire (nord de l'Angleterre) avec son fils Mark, 32 ans. "J'ai apprécié le service. Tout était beau", a-t-elle dit, même si elle s'attendait à une robe de mariée plus "flamboyante".

Les visiteurs venus du monde entier, entre amis ou en famille, s'étaient réunis dans la bonne humeur, s'asseyant dans l'herbe pour pique-niquer le long du Long Walk, majestueuse avenue bordée d'arbres menant au château, ou se réchauffant sous le soleil printanier après une nuit passée à la belle étoile pour ne rien manquer.

- Soleil et prosecco -

Dès le début de la matinée, les bouchons de prosecco avaient commencé à sauter alors que les premiers invités à la noce -parmi lesquels la célèbre animatrice de télévision américaine Oprah Winfrey et l'acteur George Clooney - arrivaient à la chapelle.

Sans surprise, les inconditionnels de la monarchie britannique, et notamment de cette branche de la famille, étaient à leur poste.

"Le côté de la famille de la princesse Diana, et donc Harry et Will, a fait plus pour les droits des homosexuels au cours des vingt dernières années que la plupart des dirigeants politiques qui ont été au pouvoir", a affirmé Valentino Cartier, 44 ans, venu avec son mari d'un village près de Liverpool.

Karen Long, une Texane, est ravie que le rouquin de la famille royale ait jeté son dévolu sur une Américaine, métisse de surcroît. "C'est tellement flatteur. On a l'impression qu'elle est l'une d'entre nous", commente cette Noire américaine, refusant de dire son âge par coquetterie.

"Nous avons toutes voulu être une princesse, nous pensions que nous ne pourrions pas y arriver, et là voilà! Elle a brisé toutes les barrières", ajoute l'Américaine, tiare de pacotille sur la tête.

Ce qui séduit aussi, c'est le fait que la mariée ait entamé seule sa marche dans la chapelle, marque de son engagement féministe, avant d'être rejointe par son beau-père, le prince Charles. "Ca montre que c'est une femme forte et indépendante et ça fait passer un grand message", pour l'étudiante Mary Grimes, 19 ans.

Comme elle, Marie Hobson, une Londonienne de 33 ans, a campé sur place avec deux amies, tandis que les trains déversaient des milliers de personnes samedi matin.

Comment le trio a-t-il survécu aux fraîcheurs de la nuit ? "Avec beaucoup de prosecco! On en a bu cinq bouteilles. Et beaucoup de couches de vêtements", a raconté Marie.

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