En ce moment
 

Importantes manifestations étudiantes en Albanie

Importantes manifestations étudiantes en Albanie
Une manifestation des étudiants des universités publiques albanaises devant le ministère de l'Education, le 7 décembre 2018 à Tirana, en AlbanieGent SHKULLAKU
education

Les étudiants albanais ont manifesté par milliers pour le quatrième jour consécutif vendredi pour demander une baisse des frais de scolarité, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les défilés les plus importants se tiennent à Tirana, mais les autres grandes villes du pays sont aussi touchées, Korça (sud), Elbasan (centre) et Durrës (ouest).

Dans les universités publiques, ces frais de scolarité varient de 160 à 2.560 euros, somme importante dans ce pays pauvre où le salaire moyen est de 350 euros environ.

La grogne a éclaté après la décision de facturer les examens de rattrapage, mesure à laquelle le gouvernement a renoncé jeudi sans éteindre la colère parmi les quelque 110.000 étudiants du système public de ce pays de 3 millions d'habitants.

"Une jeunesse qui ne proteste pas est une jeunesse morte", "Nous sommes des étudiants, pas des clients!", ont scandé les manifestants devant le ministère de l’Éducation.

"Nous sommes l'avenir de l'Albanie, les autorités doivent nous écouter, nous voulons que les frais de scolarité soient réduits", dit Florian Kola, étudiant en sociologie.

Jeudi soir, sur son compte Facebook, le Premier ministre socialiste Edi Rama a posté une vidéo montrant un projet de cité universitaire, d'un montant de 18,8 millions d'euros avec l'aide du gouvernement allemand. "C'est un projet qui va devenir réalité", écrit-il.

Il y a deux jours, il avait suscité la colère de nombreux étudiants en s'offusquant également sur Facebook que les contribuables paient pour ceux qui rataient leur première session d'examens.

Les protestataires demandent aussi une amélioration des locaux, une meilleure représentation dans les conseils d'administration universitaires et une hausse du budget pour l'éducation qui ne pèse que pour 3,3% du produit national brut, selon les chiffres du ministère des Finances.

"Nous serons là jusqu'à ce que toutes nos demandes soient acceptées", ont scandé vendredi les étudiants.

Vos commentaires